Theory and History of Ontology

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Theory and History of Ontology by Raul Corazzon | e-mail: rc@ontology.co

 

Diogenes Laertius: Bibliography of Lives and Opinions of Eminent Philosophers (II)

Selected bibliography

Études en Français

  1. Algra, Keimpe A. 1994. "Gassendi et le texte de Diogène Laërce." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 15:79-103.

    Résumé: "L'étude des objectifs et de la méthode de Gassendi, ainsi que du matériel dont il disposait pour la rédaction de ses Animadversiones in decimum librum Diogenis Laërtii (Lyon 1649), permet d'affirmer que le jugement très négatif que la plupart des savants du XIX et XX siècle ont porté sur cet ouvrage n'est pas justifié. Même si les compétences philologiques de Gassendi n'égalaient pas ses qualités de philosophe, il a donné une impulsion non négligeable à l'établissement du texte de Diogène grâce à sa connaissance de l'épicurisme et à sa maîtrise du grec."

  2. Bidez, Joseph. 1894. La biographie d'Empédocle. Gand: Université de Gand.

    Table des matières: La vie d'Empédocle par Diogène Laërce; Histoire de la tradition; Biographie d'Empédocle.

    Reprint: Hildesheim, Georg Olms, 1973; Charleston, BiblioLife 2009.

  3. Bodéüs, Richard. 1995. "L'aristotélisme stoïcien." Cahiers des Études Anciennes no. 29:7-32.

    "The text of Diogenes Laertius' testimony to Aristotle's philosophy is in fact a Stoic construction the principle elements of which, established in the Hellenistic era, have influenced for centuries our understanding of Aristotle's thought."

  4. ———. 1995. "L’influence historique du Stoïcisme sur l’interprétation de l’oeuvre philosophique d'Aristote." Revue des Sciences philosophiques et théologiques no. 79:553-586.

    "On connaît très mal le sort réservé durant la période hellénistique à l'oeuvre d'Aristote qui nous est familière. De cette époque, pourtant, datent les premiers travaux doxographiques qui ont accompagné le classement des écrits attribués au philosophe. On en a l'indice dans l'exposé de la philosophie aristotélicienne fourni par Diogène Laërce (V, 28-34).

    Ce dernier texte, comme l'a montré P. Moraux(1), semble contenir, en effet, les traces d'opinions antérieures aux recherches d'Andronicos de Rhodes (1er s. avant notre ère), qui a ouvert la tradition des commentateurs et marqué le renouveau de l'aristotélisme. Nous voudrions reprendre ici l'étude de ces traces, dans l'intention d'établir l'importance de l'influence stoïcienne sur la plus ancienne interprétation de la philosophie aristotélicienne que nous connaissions." (p. 553)

    (1) P. Moraux, « L'exposé de la philosophie d'Aristote chez Diogène Laërce (V, 28-34)•, dans Rev. Phil. de Louvain, 47 (1949) p. 5-43; cette étude, citée ci-après P. Moraux (1) a été reprise ultérieurement et partiellement corrigée dans un travail plus global intitulé « Diogène Laërce et le Peripatos » dans Elenchos, 7 (1986) p. 247-294, en particulier p. 267-290, ci-après P. Moraux (2). Ce dernier travail intègre les résultats de plusieurs autres recherches effectuées dans l'intervalle, par l'auteur lui-même ou par d'autres; mais aucune de ces recherches, ni aucune de celles qui ont été entreprises après 1986 n'ont directement porté sur la partie du document que nous allons analyser.

  5. Brisson, Luc. 1992. "Diogène Laërce, 'Vies et doctrines des philosophes illustres', Livre III: Structure et contenu." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 5. Teilband: Philosophie (Einzelne Autoren, Doxographica), edited by Haase, Wolfgang, 3619-3760. Berlin: Walter de Gruyter.

    "Conclusion. Le livre III, qui, comme on peut le constater, suit un plan assez rigoureux, présente donc un intérêt tout particulier, dans la mesure où la dédicace qui s'y trouve insérée permet de se faire une idée du public auquel s'adressait Diogène Laërce: il s'agissait non de spécialistes intéressés par les doctrines philosophiques, mais d'amateurs éclairés friands de littérature. Ce point précisé, on comprend mieux de quelle manière procède Diogène Laërce, lorsqu'il décrit la vie de Platon, et lorsqu'il évoque ses oeuvres et ses doctrines.

    Pour fabriquer la vie de Platon, qui, pour l'essentiel, répond à des intentions bien précises, notamment celle d'illustrer ou d'exemplifier des points de doctrine par référence à des éléments biographiques, un certain nombre de recettes ont été appliquées. Or, cette recherche systématique d'un accord entre la vie de Platon et ses doctrines ne laisse pas de prêter à cette partie du livre III l'allure d'un "roman".

    En revanche, les informations que recèle la partie du livre III sur les oeuvres et les doctrines de Platon présentent un caractère plus positif. Diogène Laërce y donne des renseignements de première importance sur la transmission du texte de Platon et sur sa présentation matérielle à son époque. En outre, la doxographie que, par la suite, propose Diogène Laërce nous permet de nous faire une idée de l'interprétation à laquelle furent soumises les doctrines de Platon dans les tout premiers siècles de l'Empire, période que nous connaissons mal par ailleurs.

    Cela dit, on ne peut, à la suite de cette lecture "savante", manquer de se poser cette question. Si le corpus platonicien avait été perdu, s'il n'en restait plus que des fragments, serions-nous en mesure de relativiser l'image que l'on pouvait se faire de Platon et de son oeuvre dans certains milieux durant la première moitié du IIIème siècle apr. J.-C., pour retrouver une image de Platon plus authentique, celle qu'essaie de reconstituer un historien contemporain de la philosophie, à partir d'une lecture systématique et assidue du corpus platonicien? Cette question présente d'autant plus de pertinence que les oeuvres de la plupart des philosophes qu'évoque Diogène Laërce ont été perdues en tout ou en partie." (pp. 3759-3760)

    Indices pp. 2* - 25*.

  6. Caujolle-Zaslawsky, Françoise. 1991. "Note sur l'ἐπαγωγή dans le Sophiste. A propos de Diogène Laërce III 53-55." In Études sur le Sophiste de Platon, edited by Aubenque, Pierre, 509-534. Napoli: Bibliopolis.

    "Revenons maintenant à l'étude sémantique de l'ἐπαγωγή elle-même.

    L'opinion généralement admise, et qui semble fondée, fait donc d'Aristote l'initiateur de l'empfoi du terme en philosophie.

    Aussi n'est-ce pas sans un étonnement mêlé d'intérêt qu'on voit Diogène Laërce (III 53s.) attribuer sur le ton dé l'évidence à Platon un usage méthodique intensif de l'ἐπαγωγή usage qu'il expose aussitôt en détail - et dont on constatera qu'ii ne se borne pas à «conduïre l'adversaire dans un piège».

    (...)

    "Quant à la défiance· systématique manifestée aujourd'hui par certains à l'égard de Diogène Laërce, on nous permettra de la mettre un peu de côté, en la circonstance, en raison principalement du caractère· fort bien structuré et cohérent de notre passage. La véritable imprudence serait sans doute, ici, d'oublier qu'il est arrivé à Diogène Laërce de se montrer bien inspiré dans le choix des textes - des lettres d'Epicure, par exemple, qu'il recopiait." (pp. 518-519, une note omise)

  7. Delatte, Armand. 1922. La vie de Pythagore de Diogène Laërce. Bruxelles: Lamertin.

    Introduction, pp. 5-100.

    Reprint: New York, Arno Press, 1979; Hildesheim, Georg Olms, 1988; Genève, Slatkine, 2002.

  8. Delebecque, Édouard. 1957. Essai sur la vie de Xénophon. Paris: Klincksieck.

  9. Desbordes, Bernadette Anne. 1990. Introduction à Diogène Laërce. Exposition de l'Altertumswissenschaft servant de préliminaires critiques à une lecture de l'oeuvre, Rijksuniversiteit, Utrecht.

    Deux volumes.

  10. Dorandi, Tiziano. 2002. "Remarques sur le Neapolitanus III B 29 (B) et sur la composition des Vies des philosophes de Diogène Laërce." Revue d'histoire des textes:1-23.

    Résumé : "L'article met en évidence quelques caractéristiques du ms. Napoli, Biblioteca Nazionale III Β 29 (Β, s. XII in.), témoin le plus important de la tradition des Vies des philosophes de Diogène Laërce. La main du correcteur est contemporaine (s. XII) de celle qui a copié le texte principal ; le modèle de ce correcteur était celui qui avait servi à la copie de B, les rares différences pouvant être expliquées comme des conjectures. L'étude des inscriptiones et des subscriptiones, la présence de « réclames » à la fin de certains livres semblent démontrer que l'oeuvre de Diogène Laërce fut copiée à l'origine sur des rouleaux de papyrus. L'archétype médiéval des Vies est probablement né au VIe siècle du regroupement dans un seul codex de deux « éditions » partielles ou partiellement conservées.

    Diogène mourut sans avoir eu le temps de mettre la dernière main à son oeuvre et sans avoir, en particulier, choisi définitivement la succession des dix livres. Les mss les plus anciens ne conservent pas trace des titres des différentes Vies que l'on lit dans les éditions modernes ; ils manquaient dans la rédaction laissée par Diogène et furent ajoutés seulement plus tard, dans le cours de la transmission.

    L'application de ces résultats a permis d'avancer dans la constitution du texte de deux passages controversés (II, 47 et V, 57-58)."

  11. ———. 2002. "Eustathe a t-il lu Diogène Laërce ?" In Noctes Atticae: 34 articles on Graeco-Roman antiquity and its Nachleben. Studies presented to Jürgen Mejer on his sixtieth birthday March 18, 2002, edited by Amden, Bettina, Flensted-Jensen, Pernille, Nielsen, Thomas Heine and Schwartz, AdamTortzen, Chr. Gorm, 76-81. Copenhagen: Museum Tusculanum Press.

  12. ———. 2006. "Diogene Laërce du Moyen Âge a la Renaissance." In Exempla docent: Les exemples des philosophes de l'antiquité à la renaissance, edited by Ricklin, Thomas, Carron, Delphine and Babey, Emmanuel, 35-48. Paris: Vrin.

    "En ce qui concerne le sujet, j'ai évité d'ajouter à« Moyen Âge» le qualificatif de« latin» parce que j'ai l'intention de traiter de la diffusion des Vies de Diogène Laërce non seulement dans le monde occidental, mais aussi dans l'Empire byzantin.

    li serait impossible de repérer et d'exposer dans l'espace limité d'une communication l'ensemble des traces des Vies et doctrines des philosophes de Diogène dans la culture grecque et latine de la fin de I' Antiquité à la Renaissance - grosso modo du VIe au XVIe siècle de notre ère; j'ai donc restreint le domaine de ma recherche à trois moments bien définis :

    1. La découverte ou redécouverte de Diogène à Byzance entre les IXe et Xe siècles

    2. La circulation des Vies dans le Moyen Âge occidental

    3. La traduction latine d' Ambrogio Traversari.

    Il découle de ce qui précède que j'ai n'ai pas cherché dans les Vies de Diogène un ou plusieurs exempla à partir desquels j'aurais pu retracer leur devenir au Moyen Âge et à la Renaissance; j'en ai fait l'exemplum par excellence en essayant de montrer leur présence et leur vitalité tout au long de ces siècles." (p. 35)

  13. ———. 2007. "Diogène Laërce "lecteur" d'Aristote." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 28:435-446.

    "L’exposé de la doctrine d’Aristote que Diogène Laërce transcrit à la fin de la Vie d’Aristote (V 27-34), à la suite de la liste des oeuvres du philosophe, a été à plusieurs reprises corrigé et manipulé afin de lui restituer une “cohérence” avec la pensée du Stagirite(1). Les progrès récents concernant l’histoire du texte des Vies de Diogène et sa méthode de travail ainsi que l’étude de la réception et de l’interprétation de l’aristotélisme dans les premiers siècles de l’Empire, ont apporté des éléments nouveaux, concrets et substantiels, qui permettent de progresser dans l’établissement du texte et dans la compréhension de ce passage difficile. Je présente une nouvelle édition de ces paragraphes accompagnée d’un apparat et de quelques notes de lecture qui n’ont pas l’ambition d’un commentaire, mais qui se proposent de fournir aux lecteurs une aide à l’intelligence de quelques-uns de mes choix textuels." (p. 435, une note omise)

    1 A partir de l’édition d’I. Bywater, Αριστοτέλους βίος έκ των Λαέρτιου, Oxonii 1879, et, en particulier, dans les éditions d’I. Düring, Aristotle in the Ancient Biographical Tradition, Göteborg 1957, et d’O. Gigon,, Aristotelis Opera, III: Librorum deperditorum fragmenta, Berolini et Novi Eboraci 1987. Les deux derniers éditeurs tiennent compte en particulier des corrections suggérées par P. Moraux, L’exposé de la philosophie d’Aristote chez Diogène Laërce (V, 28-34), «Revue Philosophique de Louvain», XLVII (1949) pp. 5-43 (dorénavant Exposé) et en proposent d’autres."

  14. ———. 2008. "Notes critiques et éxégetiques aux livres III et V des Vies des philosophes de Diogène Laërce." Eikasmos.Quaderni Bolognesi di Filologia Classica no. 19:241-262.

    "Les quelques notes critiques et exégétiques qui suivent trouvent leur origine dans mon édition des Vies des Philosophes de Diogène Laërce en préparation pour Cambridge University Press. Elles se limitent aux livres III à V et ont pour point de départ le texte édité par M. Marcovich (Stutgardiae et Lipsiae 1999). Pour chaque livre, je cite le paragraphe et, si nécessaire, la page et les lignes de l’édition de Marcovich. J’espère ainsi fournir aux lecteurs un subsidium interpretationis à nombre de passages difficiles en justifiant certains de mes choix textuels" (p. 241)

  15. ———. 2010. "Diogène Laërce et la datation de Zoroastre." Rheinisches Museum für Philologie no. 153:409-412.

    "Le prologue des Vies des Philosophes de Diogene Laërce s'ouvre par une discussion sur l'origine de la philosophie, laquelle prendrait sa source chez les Barbares. Les initiateurs de la philosophie auraient été les Mages chez les Perses, les Chaldéens chez les Babyloniens ou les Assyriens, les Gymnosophistes chez les Indiens, les Druides ou Semnotheoi chez les Celtes et les Gaulois (1,1). En continuant par des remarques sur la datation de ces philosophes barbares (1,2), Diogene cite à propos des Mages, dont le premier fut Zoroastre le Perse, le témoignage d'Hermodore le Platonicien, et celui de Xanthos le Lydien."

    (...)

    "Il n'est pas dans mes intentions (je n'en aurais pas les compétences) de re- prendre l'ensemble de la vexatissima quaestio de la chronologie de Zoroastre.4 Je voudrais seulement apporter quelques précisions sur la constatino textus au passa- ge de Diogene Laërce, en tenant compte des résultats de la relecture des manuscrits des Vies (dont je prépare une nouvelle édition), et ceci afin de justifier un choix textuel que j'ai fait et qui demande quelques mots d'explication. Il y a, à l'origine des discussions innombrables que ce passage a suscitées, un (faux) problème relatif au choix entre les deux variantes (présumées) - εξακισχιλια et εξακόσια - dans le témoignage de Xanthos." (p. 409)

    (...)

    "À la lumière de ces éléments, il apparaît clairement que la lectio εξακισχιλια est sans aucun doute une conjecture savante inspirée par la lecture des sources pa rallèles qui circulaient et étaient lues au XVe siècle, et qu'elle n'a aucune valeur traditionnelle. Dans l'édition des Vies de Diogene Laërce, on doit conserver sans hésitation εξακόσια. Il sera donc opportun que les classicistes et les iranistes reprennent la question de la chronologie de Zoroastre en tenant compte des données fermes de la tradition de Diogène; et ceci sans oublier que, désormais, il est inutile de parler de lectio difficilior et de lectio facilior par rapport à εξακισχιλια et à εξακόσια, puisque εξακόσια, est la seule lectio qui puisse être considérée comme traditionelle par l'éditeur des Vies." (p. 412)

  16. ———. 2011. "Sur deux passages difficiles de la Vie de Straton de Diogène Laërce." In Strato of Lampsacus: Text, Translation, and Discussion, edited by Desclos, Marie-Laurence and Fortenbaugh, William W., 231-237. New Brunswick: Transaction Publishers.

    "La Vie de Straton vient immédiatement après celle de Théophraste dans le livre cinq des Vies des philosophes de Diogène Laërce (5.58–64), consacré à Aristote et aux Péripatéticiens qui lui succédèrent dans la direction de l’école (Théophraste, Straton, Lycon, Démétrios de Phalère), y compris Héraclide le Pontique. Après avoir donné quelques renseignements sur la personne de Straton, homme de grande réputation, surnommé le Physicien (φυσικός), sur son séjour à Alexandrie où il avait été le précepteur de Ptolémée II Philadelphe, et sur la durée de sa direction du Peripatos (dix-huit ans selon la Chronologie d’Apollodore d’Athènes: 5.58), Diogène transmet le catalogue des oeuvres du philosophe, aujourd’hui perdues dans leur intégralité (5.59–60). L’épigramme funéraire du même Diogène pour Straton ainsi qu’une liste d’homonymes suit (5.61). La brève biographie est complétée par le testament de Straton (5.61–62) que Diogène déclare avoir récupéré dans la collection du péripatéticien Ariston de Céos,(1) et par un éloge du philosophe."

    (1) Ariston fr. 16 SFOD. On suppose qu’Ariston a été la source (probablement indirecte) de Diogène pour les autres testaments des Péripatéticiens. Voir Sollenberger (1992) 3859–76 et J. Bollansée dans le notes à Hermippe FGrHist 1026 F 28 (304–5).

    Sigla

    SFOD = [Peter Stork, William W. Fortenbaugh, Johannes M. van Ophuijsen, Tiziano Dorandi =] William W. Fortenbaugh & Stephen A. White (éd.), Aristo of Ceos. Text, Translation, and Discussion. Transaction Publishers, New Brunswick 2006.

  17. ———. 2015. "La Vie de Polémon. Thème et variations : Antigone de Caryste, Philodème de Gadara et Diogène Laërce." Aitia - Regards sur la culture hellénistique au XXIe siècle no. 5.

    "Prélude. La figure du philosophe dans les Vies et Doctrines des philosophes de Diogène Laërce a fait récemment l’objet de la monographie bien documentée et convaincante de S. Grau i Guijarro, La imatge del filòsof i de l’activitat filosòfica a la Grècia antiga. Anàlisi dels tòpics biogràfics presents a les Vides i doctrines dels filòsofs més il·lustres de Diògenes Laerci (1). Il serait donc inutile de revenir sur ce sujet sinon pour y apporter quelques éléments nouveaux ou en modifier l’une ou l’autre des suggestions. N’ayant rien d’important à ajouter à la recherche de Grau, j’ai choisi de me concentrer sur un aspect différent de l’art de la biographie de Diogène Laërce à partir d’une lecture de la Vie de Polémon, troisième successeur de Platon dans la direction de l’Académie. Pour cette biographie, on dispose en effet (par l’intermédiaire de Philodème de Gadara) de larges extraits de la source principale utilisée par Diogène, les Biographies d’Antigone de Caryste. L’étude comparée de ces données montre comment Diogène, en retravaillant et en intégrant en plusieurs endroits son modèle, a créé une nouvelle image de Polémon, moins expressive que celle brossée par Antigone. La description singulière et vivante d’Antigone, témoin oculaire des événements de la vie de Polémon, s’est ainsi figée dans un portrait statique qui découle de la culture livresque d’un savant désormais enfermé dans sa tour d’ivoire."

    (1) Col·leció Cum Laude 2, Barcelone, PPU, Institut Privat d’Estudis Món Juïc, 2009.

  18. ———. 2021. "Le ‘titre’ des Vies de Diogène Laërce et les ‘titres’ des oeuvres des philosophes illustres." In Le médecin et le livre. Hommages à Marie-Hélène Marganne, edited by Ricciardetto, Antonio, Carlig, Nathan, Nocchi Macedo, Gabriel and De Haro Sanchez, Magali, 343-356. Lecce: Pensa Multimedia.

  19. Dumont, Jean Paul. 1987. "Les modèles de conversion à la philosophie chez Diogène Laërce." Augustinus no. 32:79-97.

    "Les quelques modèles de conversion à la philosophie que présente Diogène établissent un ordre de filiation entre l'Académie, l'école cynique et le Portique. Radicales, ces conversions n'obéissent pas tant aux raisons de l'intelligence (protreptique) qu'à une intervention incompréhensible et gratuite de la Fortune, c'est-à-dire de Dieu. Ainsi, de spéculative la philosophie devient existentielle, préparant le terrain à la conversion chrétienne."

  20. ———. 1993. "La physique de Zénon d'Élée: Diogène Laërce, Vies 9, 29." Helmantica no. 44:73-90.

    "Étude visant à montrer la cohérence de la physique zénonienne, sur la base de l'examen des kephalaia d'un ouvrage de Zénon sur la physique conservés et cités par Diogène Laërce 9, 29."

  21. Frede, Michael. 1992. "Doxographie, historiographie philosophique et historiographie historique de la philosophie." Revue de Métaphysique et de Morale no. 97:311-325.

    "Considérons enfin Diogène Laërce : sa préface montre à l'évidence qu'il possède lui aussi une perspective très détaillée de l'histoire de la philoso- phie. La première moitié de la préface est consacrée à la question de l'origine de la philosophie. Diogène Laërce rejette l'idée d'une origine barbare de la philosophie (I, 3). Ainsi il rejette l'idée d'une sagesse origi- nelle (cf. I, 13) que nous avons rencontrée chez Numénius, mais qui se trouve également chez plusieurs Stoïciens (comme par exemple Chae- remon et Cornutus) ainsi que, postérieurement, chez la plupart des Platoniciens de l'âge impérial. Diogène est prêt à reconnaître la catégorie traditionnelle des Sages comme Solon (I, 13). Il est même prêt à maintenir que la philosophie tient ses origines de cette sagesse primitive (I, 13; 15) - peut-être une concession à Pidée stoïcienne classique d'une sagesse, ou mieux d'un bon sens primitif et pré-philosophique. Car il distingue deux grandes traditions philosophiques, l'italique et l'ionienne, dont la première dérive, selon lui, de Pythagore, tandis que la seconde est inau- gurée par Anaximandre. Mais en même temps, il suppose que Pythagore et Anaximandre étaient respectivement les élèves de Phérécyde et de Thaïes, qu'il compte au nombre de ces Sages. Il suggère ainsi que la philosophie s'enracine en quelque façon dans cette sagesse pré-philosophique. L'origine de la philosophie étant ainsi éclaircie, Diogène Laërce cherche à situer, dans le cadre de ces deux grandes traditions, tous les mouvements philo- sophiques et tous les philosophes du passé dans des listes où se succèdent maîtres et disciples, relation qu'il est prêt à expliquer en détail. Même si nous ne sommes pas d'accord sur certains aspects de son exposé, nous ne pouvons nier que Diogène Laërce a une perspective très élaborée sur l'histoire. (pp. 318-319)

  22. Goulet, Richard. 1992. "Des sages parmi les philosophes : le premier livre des Vies des philosophes de Diogène Laërce." In Sophiés Maiètores. Chercheurs de Sagesse, Mélanges Jean Pépin, edited by Goulet-Cazé, Marie-Odile, Madec, Goulven and O'Brien, Denis, 167-178. Paris: Institut d'études Augustiniennes.

    Repris dans: R. Goulet, Études sur les vies de philosophes dans l'antiquité tardive. Diogène Laërce, Porphyre de Tyr, Eunape de Sardes, Paris, Vrin 2001. pp. 67-77.

  23. ———. 1997. "Les références chez Diogène Laërce : sources ou autorités?" In Titres et articulations du texte dans les oeuvres antiques. Actes du Colloque nternational de Chantilly, 13-15 décembre 1994, edited by Fredouille, Jean-Claude, Goulet-Cazé, Marie-Odile, Hoffmann, Philippe and Petitmengin, Pierre, 149-166. Paris: Institut des Études Augustiniennes.

    Repris dans: R. Goulet, Études sur les vies de philosophes dans l'antiquité tardive. Diogène Laërce, Porphyre de Tyr, Eunape de Sardes, Paris, Vrin 2001. pp. 79-96.

  24. ———. 2007. "La conservation et la transmission des textes philosophiques grecs." In The Libraries of the Neoplatonists, edited by D'Ancona, Cristina, 29-61. Brill: Leiden.

    "Parmi les textes conservés de l’Antiquité, les oeuvres philosophiques représentent une proportion nullement négligeable. Il suffit de constater la place tenue sur les rayons de nos bibliothèques par le corpus de Platon ou d’Aristote, de Plotin ou de Proclus, et encore plus celle occupée par les commentateurs grecs d’Aristote, pour se faire une idée de l’importance de ce qui a été conservé. Et pourtant les listes d’oeuvres philosophiques que Diogène Laërce fournit pour de nombreux philosophes suffisent à nous convaincre que nous ne disposons plus que d’une fraction de la littérature philosophique attestée(1) que d’une infime portion des oeuvres, certainement encore beaucoup plus nombreuses, réellement écrites." (p. 29, une note omise)

    (1) Selon Diogène Laërce, VII 180, la liste complète des oeuvres de Chrysippe comprenait plus de 705 livres. On dénombre pour la logique 119 titres différents en 300 livres ; une note en VII 198 fait état de 311 livres pour la logique. Pour l’éthique, incomplètement conservée, la liste signale 43 titres pour un total de 122 livres. Il manquait donc environ 283 autres livres relevant de l’éthique et de la physique. Encore faut-il ajouter de nombreux titres à cette liste. Voir l répertoire de P. Hadot (notice « Chrysippe » C 121, dans R. Goulet (éd.), Dictionnaire des Philosophes Antiques, III, CNRS Éditions, Paris 1994, p. 336–56), complété par R. Goulet (ibid., p. 356–61). Pour Épicure, D. L., X 27–28 cite 41 titres, mais il lui attribue 300 rouleaux de papyrus. Selon D. L., X 25, un autre épicurien, Apollodore Kèpotyrannos, avait écrit 400 livres. C’est également le nombre de livres attribués à Clitomaque, le disciple de Carnéade (IV 67), qui lui n’écrivit rien. Le taux de conservation de ces centaines d’ouvrages en tradition directe est bien entendu voisin de 0%.

  25. Goulet-Cazé, Marie-Odile. 1982. "Un syllogisme stoïcien sur la loi dans la doxographie de Diogène le Cynique. A propos de Diogène Laërce VI 72." Rheinisches Museum für Philologie no. 125:214-240.

    Repris dans M.-O. Goulet Cazé, Le Cynisme, une philosophie antique, Paris: Vrin 2017, pp. 13-33.

  26. ———. 1986. L'ascèse cynique. Un commentaire de Diogène Laërce VI, 70-71. Paris: Vrin.

    "Ainsi que nous l’avons déjà indiqué, l’objectif final de cet ouvrage est de rendre compte de Diogène Laërce VI 70-71. Pour y parvenir, nous avons dû nous livrer à une approche synthétique de la morale de Diogène et déterminer en quoi l’ascèse préconisée par le philosophe était une méthode originale pour accéder à la vertu. C’est pourquoi le commentaire du passage n’apparaît qu'à la troisième et dernière partie de cet ouvrage, comme l’aboutissement de toute une réflexion sur les idées-forces de la morale de Diogène (première partie) et sur l’originalité de l'ascèse cynique face au Socratisme et Stoïcisme (deuxième partie). (pp. 13-14)

  27. ———. 1986. "Une liste de disciples de Cratès le Cynique en Diogène Laërce 6, 95." Hermes no. 114:247-252.

    Repris dans M.-O. Goulet Cazé, L Cynisme, une philosophie antique, Paris: Vrin 2017, pp. 35-40.

  28. ———. 1992. "Le livre VI de Diogène Laërce: analyse de sa structure et réflexions méthodologiques." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 6. Teilband: Philosophie (Doxographica [Forts.]), edited by Haase, Wolfgang, 3880-4048. Berlin: Walter de Gruyter.

    Repris dans M.-O. Goulet Cazé, L Cynisme, une philosophie antique, Paris: Vrin 2017, pp. 41-193..

    "Le lecteur des 'Vies’ de Diogène Laëree en général et du livre VI en particulier a le sentiment de pénétrer dans une sorte de labyrinthe où il manque de points de repère. Le texte offre peu de prises, il résiste, parce que les 'Vies’ sont le témoignage résiduel d’une vaste littérature en partie disparue. Comment alors échapper à une lecture naïve, à une lecture de surface, et découvrir les problématiques sous-jacentes aux différents matériaux qui, juxtaposés, constituent le livre VI?

    D’emblée nous proposons de dégager la structure du livre VI, telle qu’elle peut apparaître au cours d’une première lecture, afin de susciter une confrontation immédiate avec la complexité du texte." (p. 3880).

  29. ———. 1997. "Les titres des œuvres d'Eschine chez Diogène Laërce." In Titres et articulations du texte dans les oeuvres antiques. Actes du Colloque nternational de Chantilly, 13-15 décembre 1994, edited by Fredouille, Jean-Claude, Goulet-Cazé, Marie-Odile, Hoffmann, Philippe and Petitmengin, Pierre, 167-190. Paris: Institut des Études Augustiniennes.

  30. Gugliermina, Isabelle. 2005. "Les écrits de Cratès de Thèbes selon Diogène Laërce : (Vies et doctrines des philosophes illustres, II, 118, 26; VI, 85-98)." Philosophie Antique no. 5:3-196.

  31. ———. 2006. Diogène Laërce et le Cynisme. Villeneuve d'Ascq: Presses Universitaires du Septentrion.

    "Les unissant par des liens de type scolaire, les Vies présentent les cyniques dans un ordre chronologique, ce qui contribue à les installer dans une relation de durée, signe de leur cohésion, et cela dès le Prologue:

    • Socrate eut pour auditeur Antisthène (Σωκράτους διακηκοότος Ἀντισθένης), celui-ci Diogène le chien (οὐ Διογένης ὁ κύων), celui-ci Cratès de Thèbes (οὐ Κράτης ὁ Θηβαῖος), celui-ci Zénon de Kition (οὐ Ζήνων ὁ Κιτιεύς) (1). Notons la précision avec laquelle sont évoqués les trois derniers philosophes : leur nom étant accompagné de leur surnom ou de leur origine géographique, ils ne peuvent être confondus avec leurs homonymes(2) , ce qui tend à traduire l'authenticité de ces liens.

    Conforme à ce Prologue s'avère la succession qui régit le Livre VI : si elle relie Antisthène, Diogène et Cratès, elle est également encadrée par Socrate en amont et les stoïciens en aval, ce qui les inscrit dans un ensemble où les stoïciens font figure d'héritiers du cynisme, donc de Socrate." (p. 17)

    (1) Cf. D.L., 1, 15 : le verbe qui exprime la transmission de la philosophie grecque à travers l'ensemble de ses adeples ne se trouve exprimé que la première fois, en 1, 13. Le texte grec est celui de l'édition de M. Marcovich, Diogenes Laertius: Vitae Philosophorum, Stuttgart-Leipzig, 1999, et de G. Giannantoni, Socratis et Socraticorum Reliquiae. Naples, 1992, Tome II, Section V, le plus souvent confronté à ceux de H. S. Long. Diogenes Laertius Vitae Philosophorum OCT, Oxford, 1964, et de R. D. Hicks, Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, with an English Traduction, "LCL", Londres-New York, 1970 ; quant à la traduction, elle est personnelle, librement inspirée de celles que proposent l'ouvrage collectif paru en "Pochothèque", Vies et Doctrines des Philosophies Illustres de Diogène Laërce, et L Paquet, Les Cyniques Grecs. Fragments et Témoignages. Ottawa, 1988. Afin de ne pas surcharger le texte, nous ne citerons des sources grecques et latines que les termes ou expressions directement en rapport avec le sujet traité ; même s'ils s'avèrent parfois répétitifs, nous les indiquons de manière à mettre en évidence justement leur fréquence el / ou leur récurrence.

    (2) Cf. J. Mansfeld, Diogenes Laertius on Stoic philosophy, dans G. Giannantoni (éd.), Diogene Laerzio Storlco del Pensiero Antico. Colloquio internazionale (30 sellembre-3 ollobre 1985), Elenchos, Vll, 1-2, 1986, p. 318.

  32. Jouanna, Jacques. 2009. "Médecine et philosophie : sur la date de Sextus Empiricus et celle de Diogène Laërce à la lumière du Corpus galénique." Revue des Études Grecques:259-390.

    Résumé : "L’objet de l’article est de réévaluer l’oeuvre et la date de Sextus Empiricus en combinant les témoignages philosophiques et médicaux : 1. Sextus dans Diogène Laërce IX 115-116 est l’avant-dernier membre de la lignée des philosophes sceptiques après Timon, mais il est aussi un médecins empirique ; 2. Examen des passages dans l’oeuvre de Sextus indiquant qu’il est médecin et problème de son appartenance à la médecine empirique ou méthodique ; 3. Examen de la place de Sextus dans le Corpus galénique : il est totalement absent des oeuvres authentiques, malgré les nombreuses informations que Galien donne sur les empiriques (cf. surtout Esquisse empirique, De l’expérience empirique). Il est, en revanche mentionné par le Pseudo-Galien, Médecin (= Introductio sive medicus) en dernier dans la liste des médecins empiriques. 4. La conséquence en est que le floruit de Sextus est postérieur à Galien et date du début du IIIe s., tandis que le Pseudo-Galien, Médecin est postérieur à Sextus et a fortiori à Galien. Quant à Diogène Laërce qui cite non seulement Sextus, mais aussi son disciple Saturninus, il est postérieur d’une génération à Sextus (milieu du IIIe s.)."

  33. Masson, Olivier. 1995. "La patrie de Diogène Laërce est-elle inconnue?" Museum Helveticum no. 52:225-230.

    "En conclusion de cette enquête, je propose de revenir sans hesiter à!'inter­prétation traditionnelle pour le nom de «Diogèe de Laërte» (le patronyme restant inconnu). Etant donné la diffusion de la culture antique en Asie Mineure au IIe-IIIe s., il n'est pas difficile d'admettre que notre Diogène, né dans cette bourgade cilicienne, ait pu devenir un érudit. Ainsi, !'explication spe­cieuse de Wilamowitz]*] ne represente, a mon avis, qu'un obiter dictum, que ses admirateurs et disciples auraient dú controler, avant de s'incliner devant son autorité.(23)"

    (23) La célèbre formule «le maitre l'a dît» a dú être souvent appliquée.

    [*] Publièe dans les Philologische Untersuchungen III (Leipzig 1880) 163, simple rappel dans Hermes 34 (1899) 629.

  34. Mejer, Jørgen. 1994. "Diogène Laërce." In Dictionnaire des philosophes antiques. Vol. II, edited by Goulet, Richard, 824-833. Paris: CNRS Éditions.

    "Caractère général de l’œuvre. Si le titre «Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres» semble bien connu, cela résulte de la popularité de l’œuvre de Diogène Laërce, car en fait ce titre, qui caractérise de façon exacte l’œuvre de Diogène Laërce, est unique dans l’historiographie philosophique de l’Antiquité. Néanmoins, si l’on prend en considération la structure de l’ouvrage et les sources citées par Diogène, il faut rattacher le livre au genre historiographique des “Successions”. Après une introduction consacrée à l’origine et au nom de la philosophie, ainsi qu’aux différentes classifications de la philosophie et des philosophes (I 1-21, cf. 30 O. Gigon, «Das Prooemium des Diogenes Laertios : Strüktur und Problème», dans Freundesgabe fur W. Wili, Bern 1960, p. 37-64), Diogène présente deux séries de philosophes, une qui conduit des sept Sages aux stoïciens à travers Socrate et les socratiques, Platon et les péripatéticiens (livres I-VII), l’autre de Pythagore aux sceptiques et à Épicure à travers Héraclite, les Éléates et les atomistes (livres VIII-X). L’histoire de l’Académie est conduite jusqu’à Clitomaque, celle de l’école aristotélicienne jusqu’à Lycon, celle de la Stoa seulement jusqu’à Chrysippe dans l’état actuel de l’ouvrage, mais atteignait originellement Cornutus au Ier siècle de notre ère (cf. l’apparat critique à la fin du livre VII de l’édition d’Oxford; on ne peut savoir de façon certaine si Diogène donnait ces noms dans le cadre d’une simple liste ou s’il leur avait consacré des biographies indépendantes). Diogène nomme les épicuriens les plus célèbres jusqu’à Zénon de Sidon, Démétrios Lacon, Diogène de Tarse et Orion, par conséquent jusqu’au premier siècle av. J.-C. Seule la succession sceptique est conduite jusque vers 200 ap. J.-C. Cette progression historique est exclusivement biographique: à l’exception des stoïciens, Diogène décrit toujours les opinions philosophiques du fondateur, mais non celles des successeurs." (p. 827)

  35. Moraux, Paul. 1949. "L'exposé de la philosophie d'Aristote chez Diogène Laerce 5.28-34." Revue Philosophique de Louvain no. 47:5-43.

    "Dans la Vie d'Aristote de Diogène Laërce, c'est surtout la notice biographique qu'ont exploitée les modernes; l'exposé doctrinal les a moins intéressés; pour connaître la pensée du philosophe, ils disposaient des propres traités de celui-ci et jugeaient ces témoins bien plus précieux que le médiocre résumé d'un obscur compilateur!

    Pourtant, les quelques lignes dans lesquelles Diogène croit condenser la doctrine d'Aristote soulèvent bien des problèmes.

    Diogène n'a pas lu lui-même les ouvrages du Stagirite. Dieu sait par combien d'intermédiaires son information lui est parvenue!

    S'il est difficile de mettre un nom sur les sources du compilateur, peut-être une critique sagace pourra-t-elle en déterminer l'époque, les tendances, la valeur." (p. 5)

    (...)

    "Comme le catalogue, l'exposé doctrinal fut donc ajouté au fonds primitif par Diogène lui-même. Il reste à savoir si Diogène l'a emprunté en bloc à un autre auteur, ou s'il en a lui-même rassemblé, tant bien que mal, les éléments. Plusieurs constatations nous inclinent vers la seconde hypothèse. Laisser aller, incohérence et manque d'esprit critique sont, certes, défauts communs aux compilations de l'époque impériale, et l'on comprendrait que Diogène ait pu les tenir de sa source; mais pourtant, ces travers ne déparent que certains genres littéraires, tels que biographies, recueils d'anecdotes, histoires merveilleuses, etc. Nous tournons-nous vers la littérature philosophique de certaines écoles, nous sommes frappés par le sérieux, la méthode, la discipline que l'on s'est efforcé d'y faire régner; nous n'en voulons pour preuve que les travaux scolaires, aide-mémoire, fragments de dialogues et commentaires réunis sous le titre d'Apories et attribués à Alexandre d'Aphrodise. Dès lors, il est à peu près sûr que, si Diogène avait emprunté son exposé doctrinal à un ouvrage spécialisé ou même à un manuel sans prétention, nous n'y découvririons pas la disparate que nous avons constatée. En fait, chaque tronçon diffère de l'autre par l'âge, la valeur et le but visé; la forme grammaticale elle-même laisse deviner qu'il s'agit de morceaux étrangers l'un à l'autre; le résumé de la logique est, par exemple, en discours direct, mais la division de la philosophie, qui le précède, est en style indirect dépendant de βούλεται; le commentaire est également en discours direct, tandis que les placita sont faits de propositions infinitives introduites, de temps à autre, par un ἔφη ou άπεφαινε.

    Le compilateur s'est peu soucié d'unifier les documents qu'il a résumés et mis bout à bout; il les a cependant marqués involontairement de son empreinte: on remarque, dans l'exposé doctrinal, plusieurs des relâchements caractéristiques du style des Biographies: ainsi, une proposition sur l'immobilité divine coupe en deux la doctrine de la Providence; or, des insertions malencontreuses du même genre se rencontrent dans les autres livres diogéniens; le commentaire sur la définition de l'âme est défiguré par un déplacement de texte, faute qui n'est pas non plus sans exemple dans les Biographies; c'est la preuve que l'exposé doctrinal n'a point été simplement copié sur un ou plusieurs manuels, mais qu'il a été retravaillé par la main à qui nous devons la rédaction de l'œuvre tout entière." (pp. 42-43)

  36. ———. 1951. Les listes anciennes des ouvrages d'Aristote. Louvain: Éditions universitaires de Louvain.

    Table des matières: Préface par Augustin Mansion V; Avant-propos IX--X; Chapitre I. Problèmes et méthodes 1.Le sort des ouvrages scolaires d'Aristote avant l'époque des commentateurs, 1. Utilisation des listes anciennes comme moyen d'information sur le sort des ouvrages d'Aristote 6; Difficultés rencontrées dans l'identification des ouvrages catalogués 8; Recherche du principe d'ordre appliqué dans les listes 11; Enquète sur l'origine et la destination des listes 13.Chapitre II. Le Catalogue conservé par Diogene Laërce 15. § 1. État de la question 15; § 2. Texte du catalogue 21; § 3. Contenu du catalogue 27. Dialogues, exhortations, études platoniciennes 27; Logique, 44; Politique 95; Rhétorique et poètique 96; Physique 104; Mathématique 111; Problèmes et ouvrages hypomnèmatiques 114; Collections 122; Lettres 133 Poèmes, 144. § 4. Ordonnance du catalogue 145. Le catalogue et la division néoplatonicienne du corpus aristotélicien 145; Ouvrages particuliers, ouvrages intermèdiaires, ouvrages généraux, 150; Écrits hypomnématiques et ouvrages syntagmatiques 153; Dialogues et traités 167; Logique, pratique, poétique et théorie 177; Ouvrages théorétiques, 184; § 5. Accidents survenus au cours de la transmission du catalogue 186.Chapitre III. Le catalogue anonyme 195. § 1. Contenu du catalogue 195; § 2. Ordonnance du catalogue 204; § 3. Rapports entre le catalogue anonyme et celui de Diogène 206.Chapitre IV. La source de Diogène et de l'Anonyme 211. § 1.État de la question 211; § 2. Multiplicité des sources pinacographiques de Diogène 216; § 3. L'attribution à Hermippe 221; § 4. L'attribution à Andronicus 233; § 5. L'origine du catalogue 237;Chapitre V. L'appendice du catalogue anonyme 249. § 1. Contenu de l'appendice 250; La première partie 250; Les pseudépigraphes 265; § 2. Ordonnance de l'appendice 267; § 3. Origine de l'appendice 271; Multiplicité des sources 271; Rapports avec le catalogue 272; Age des différents tronçons 277; Rattachement de l'appendice à la liste anonyme 284.Chapitre VI. La catalogue de Ptolémée 289. § 1. L'auteur du catalogue 289; § 2. Contenu du catalogue 294; § 3. Ordonnance du catalogue 299; § 4. Modèles et sources de Ptolémée 306; Chapitre VII. Premières conclusions sur le sort des ouvrages scolaires d'Aristote 311; Les traités connus à Athènes vers 200 avant J.-C. 312; Le cas de la Métaphysique 314; Appartenance de certains traités omis par Ariston à la dernière période de l'activité d 'Aristote 315; Les catalogues, témoins du groupement progressif d'études apparentés, mais primitivement indépendantes, 320.Appendice. Notes sur la chronologie de quelques ouvrages d'Aristote 323;Bibliographie 347; Index 361; I. Aristote, ouvrages conservés 361; II. Aristote, ouvrages perdus et titres 368; III. Commentateurs d'Aristote 371; IV. Autres auteurs 374; V. Noms et matières 376; Errata et Addenda 385.

  37. ———. 1955. "La composition de la Vie d'Aristote chez Diogène Laerce." Revue des Études Grecques no. 53:124-163.

    "Bien des inepties déparent les biographies dues à Diogène Laërce. Comme le révèle l'analyse de la Vie d'Aristote, une grande partie d'entre elles s'expliquent par l'application maladroite d'un procédé de composition assez singulier: d'un thème normalement amené par la marche du récit chronologique, l'auteur passe volontiers, par associations d'idées, à un thème voisin; de celui-ci, il saute à un autre, et ainsi de suite. Des digressions en cascades se mêlent donc à la narration biographique. On peut retrouver, cependant, la charpente originelle de la biographie: il suffit d'isoler les digressions et de ne considérer que les morceaux qui les ont déclenchées. Or ce démontage de la Vie d'Aristote révèle un fait d'une importance primordiale: le canevas, sur lequel a brodé Diogène est identique à celui qu'on retrouve chez le grand Apollodore, l'un et l'autre découlent d'une source commune, qui est probablement le péripatéticien Ariston de Céos. Diogène a fait de son mieux pour étoffer ce donné primitif en y insérant une foule de renseignements complémentaires; il a rédigé lui-même une partie de ces digressions et a laissé à l'état brut les matériaux qu'il destinait aux autres. Son manuscrit, à demi achevé et bourré de notes additionnelles non encore incorporées au texte, a été confié à un éditeur, qui a transcrit le tout en un texte continu, non sans commettre une foule de bévues et d'erreurs. La stupidité d'un rédacteur incapable est ainsi venue s'ajouter à l'insigne naïveté de Diogène."

  38. ———. 1986. "Diogène Laërce et le Peripatos." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:245-294.

    "Les matériaux dont est fait le livre V, consacré au Péripatos, sont de valeur très inégale. On y trouve des documents originaux de toute première importance. Je pense par exemple aux “testaments” d’Aristote, de Théophraste, de Straton et de Lycon (1). Les seuls autres philosophes dont Diogène nous ait conservé les dernières volontés sont Platon (2) et Épicure (3). Les testaments des Péripatéticiens, dont l’authenticité peut être tenue pour certaine, ont été bien étudiés (4). Leur intérêt réside surtout dans les renseignements qu’on peut en tirer sur la famille du testateur, ses intimes, ses biens meubles et immeubles. En ce qui concerne l’école elle-même, on n’en trouve pas mention dans le testament d’Aristote, sans doute parce que celui-ci, en tant que métèque, n’avait pas le droit d’être propriétaire de biens fonciers à Athènes. Théophraste, bien que métèque lui aussi, se vit exceptionnellement reconnaître ce droit, grâce à l’intervention de Démétrius de Phalère (5); aussi bien léga-t-il «le jardin, la promenade et les maisons situées à côté du jardin » à un groupe de dix philosophes décidés à poursuivre leurs recherches en commun (6). Le groupe prit manifestement la décision d’élire Straton à la tête de l’école, si bien que celui-ci put mentionner la διατριβή dans ses dispositions testamentaires; sans doute eût-il aimé suivre l’exemple de Théophraste et céder l’école à un groupe de membres éminents; mais, dit-il, « les uns sont trop âgés et les autres n’ont pas le loisir de se livrer à l’étude ». C’est donc au seul Lycon que reviendra l’école (7). Dans son propre testament, Lycon en revient à la pratique instituée par Théophraste: le Péripatos est légué à un collège de dix membres, parmi lesquels Ariston, qui fut élu scolarque à la mort de Lycon (8)." (pp. 247-248)

    (...)

    (1) V 11-16; 51-57; 61-64; 69-74. Pour les renvois à Diogène Laërce, je ne donne, comme ici, que le livre et le paragraphe, sans, indiquer le nom de l’auteur.

    (2) III 41-43.

    (3) X 16-21.

    (4) Voir, en dernier lieu, H. B. Goxttschalk, Notes on the Wills of the Peripatetic Scholars, « Hermes », (1972) pp. 314-42, où sont mentionnés (ρ. 314 note 2) les travaux antérieurs.

    (5) V 39.

    (6) V52-53.

    (7) V 62.

    (8) V 70.

  39. Mouraviev, Serge. 1987. "La Vie d'Héraclite de Diogène Laërce (analyse stratigraphique; le texte de base; un nouveau fragment d'Ariston de Céos?)." Phronesis no. 32:1-33.

    "L'analyse permet de distinguer 1) un texte de base, 2) des compléments (doxographie, lettres, épigrammes, etc.) et 3) des additions postérieures. Le texte de base se subdivise en une étude caractérologique, attribuable à Ariston de Céos d'après Diogène Laërce II, 22, du fr. 13-I Wehrli d'Ariston, et d'un pinax bibliographique. Dans une apostille est reconstituée l'histoire du texte de la Vie et la technique de citation de Diogène."

  40. Rocca-Serra, Guillaume. 1987. "Parménide chez Diogène Laërce." In Études sur Parménide. Tome II. Problèmes d'interprétation, edited by Aubenque, Pierre, 254-273. Paris: Vrin.

    "Nous avons choisi d'organiser notre recherche autour de la notice consacrée à Parménide par Diogène Laèrce. Une autre méthode eût consisté dans une présentation qui aurait suivi un ordre chronologique, mais une telle procédure supposait résolu un problème qui tourmente, au moins depuis Nietzsche, philologues et philosophes, celui des sources de Diogène Laèrce. Au contraire, partir de cet auteur et revenir en arrière nous évitait de prendre des positions trop tranchées à la fois sur ses informateurs immédiats et sur les sources de ces informateurs eux-mêmes.

    L'oeuvre de Diogène constitue, on le sait, une sorte de synthèse, maladroite et parfois mal intentionnée, de ce que l'érudition hellénistique avait rassemblé sur le thème des «Vies et doctrines des philosophes célèbres». Sa méthode de travail, son esprit superficiel lui ont attiré des critiques méritées, mais il nous a conservé une masse d'informations qui font de son livre un ouvrage indispensable. Ajoutons qu'une partie des absurdités qu'on lui attribue pourrait parfaitement provenir de la maladresse des scribes médiévaux." p. 254

    "Cet examen, bien que partiel, de la tradition biographique et doxographique nous aura persuadés, semble-t-il, d'abord, que les restes de cette tradition ne représentent qu'une infime partie d'une littérature jadis très importante. C'est ainsi que la modeste notice de Diogène nous fait entrevoir les travaux de l'école d'Aristote, de l'érudition alexandrine, de la doxographie sceptique.

    Ensuite et surtout, on peut mettre en évidence la valeur de certaines des indications qu'elle nous transmet. Elle nous fournit le canevas vraisemblable de la biographie de Parménide, d'abord héritier d'une grande famille et voué probablement à une activité politique et législatrice, puis se tournant vers la philosophie, sans toutefois que la fine pointe de sa pensée soit mise en évidence, et c'est là une des lacunes de la tradition. Pourtant, bien avant K. Reinhardt 1°2, Sotion puis Diogène ont dissocié Xénophane et Parménide, pressentant ainsi l'originalité de ce dernier. La tradition, enfin, a retenu plus volontiers le monde de l'apparence que le poème. C'est surtout grâce à elle que nous reconstruisons la doxa parménidéenne, sur laquelle les parties conservées du Poème nous renseignent guère. Elle a donc sa place dans l'approche d'un Parménide dans sa totalité." p. 273 (notes omises)

  41. Veillard, Christelle. 2009. "Les Vies de Philosophes de Diogène Laërce. Une réflexion sur l'histoire de la philosophie." Dissertatio no. 30.

    Abstract: "Diogenes Laertius’ Lives and opinions of Eminent Philosophers is one of the monumental works of ancient philosophy, an inestimable source of biographical and doctrinal information. For a certain time, little value was assigned to the work, since Diogenes Laertius used to be considered someone who was not able to comprehend doctrines, had the unpleasant habit of compiling them out of order and was fond of uninteresting anecdotes.

    Diogenes is commonly presented as a great scholar, passionate about philosophy, who copied without understanding what was copied – someone not to be entirely trusted.

    However, contemporary studies have shown that such point of view must be corrected through the analysis of the structure of Lives, in spite of the still present disagreement over the choices the author made when reorganizing the works he compiled, both in terms of the scope and meaning of such choices. Two interpretative threads are identified: one being deflationary, the other, inflationary. This article tests the validity of the inflationary interpretation, and the investigation will concern two main questions: 1) Does the text show traces of the author’s personality?; 2) Is the text the result of a personal conception of the history of philosophy?"

  42. Verbeke, Gerard. 1986. "Panétius et Posidonius chez Diogène Laërce." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:103-131..

Italian

  1. "Diogene Laerzio storico del pensiero antico." 1986. Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7.

    Atti del Convegno Internazionale, Napoli ed Amalfi, 30 settembre - 3 ottobre 1985.

    Sommario: Avvertenza 5; Marcello Gigante: Biografia e dossografia in Diogene Laerzio 7; Gerard Verbeke: Panétius et Posidonius chez Diogène Laërce 103; Olof Gigon: Das dritte Buch des Diogenes Laertios 133; Gabriele Giannantoni: Socrate e i Socratici in Diogene Laerzio 183; Jan Frederik Kindstrand: Diogenes Laertius and the Chreia tradition 217; Paul Moraux: Diogène Laërce et le Péripatos 245; Jaap Mansfeld: Diogenes Laertius on Stoic philosophy 295; Jonathan Barnes: Diogene Laerzio e il Pirronismo 383; Anthony A. Long: Diogenes Laertius, Life of Arcesilaus 429-449; Indici 451.

  2. Ambaglio, Delfino. 1983. "Diogene Laerzio e la storiografia greca frammentaria." Athenaeum no. 61:269-272.

  3. Aronadio, Francesco. 1990. "Due fonti laerziane: Sozione e Demetrio di Magnesia." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 11:203-255.

  4. Azzarà, Silvia. 2002. "Note su Alcuni codici di Platone e Diogene Laerzio: la datazione del Laur. LXXXV 9 e il Marc. Gr. 189." Res publica litterarum no. 25:164-171.

  5. Barnes, Jonathan. 1986. "Diogene Laerzio e il pirronismo." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:383-427.

  6. Basta Donzelli, Giuseppina. 1960. "Per un'edizione critica di Diogene Laerzio: i Codici VUDGS." Bollettino dei Classici:93-132.

  7. Beghini, Andrea. 2019. "Nota a Diog. Laert. X 13." Eikasmos.Quaderni Bolognesi di Filologia Classica no. 30:195-200.

  8. Brancacci, Aldo. 1992. "I Koivή αρέσκοντα dei Cinici e la κοινωνία tra cinismo e stoicismo nel libro VI (103-105) delle 'Vite' di Diogene Laerzio." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 6. Teilband: Philosophie (Doxographica [Forts.]), edited by Haase, Wolfgang, 4049-4075. Berlin: Walter de Gruyter.

    "Cinismo non è né antistenismo né diogenismo(1). Con questa singolare dichiarazione, ricordata sul fïnire dell'antichità dall'imperatore Giuliano nell'orazione 'Contro i cinici ignoranti', Enomao di Gadara rilanciava, in piena età imperiale, un problema di definizione storiografica su cui vivo era stato il dibattito già a partire dall'età ellenistica, e che anche in seguito avrebbe ricevuto varie formulazioni, spesso intrecciandosi con l'altro, intimamente connesso, relativo alla qualifica di αἵρεσις attribuibile o meno al movimento.

    E' sintomatico che sia proprio Diogene Laerzio, cui pure si deve la sistemazione canonica e più compiuta del κυνισμός nel sistema di αἵρεσις, e διάδοχαι ellenistiche, a farsi eco per noi di queste discussioni, trasmettendoci non secondari elementi per valutarne l'incidenza sulla ricostruzione complessiva che egli, per parte sua, ci offre. Il sesto libro delle 'Vite dei filosofi' si conclude infatti con una appendice il cui scopo primario è precisare alcune scelte che sono alla base dell'operazione storiografica compiuta nei nove βίοι precedenti: l'autore vi comprende, peraltro, una definizione unitaria della κυνική φῐλοσοφῐ́ᾱ il cui esame rivela l'esistenza di una fitta rete di relazioni tra cinismo e tradizioni, non solo filosofiche, connesse. Le pagine che seguono si propongono di ripercorrere in modo analitico questo materiale, nel tentativo di chiarire, dalla ricognizione e dal vaglio delle tradizioni che lo sottendono, le principali questioni d'ordine storico e dottrinario che almeno alcune dichiarazioni di Diogene Laerzio sollevano.(pp. 4049-4050, note parzialmene omesse)

    (1) Oenom. ap. Jul. orat. IX p. 187c (= Socraticorum Reliquiae V A 26 Giannantoni):

  9. Canfora, Luciano. 1992. "Clemente di Alessandria e Diogene Laerzio." In Storia poesia e pensiero nel mondo antico. Studi in onore di Marcello Gigante, 79-81. Napoli: Bibliopolis.

  10. Capasso, Mario. 1983. "Il libro X delle Vite di Diogene Laerzio." In Syzetesis. Studi sull'epicureismo greco e romano offerti a Marcello Gigante, 464-480. Napoli: Macchiaroli.

  11. Celluprica, Vincenza. 1989. "Diocle di Magnesia come fonte della dossografia stoica in Diogene Laerzio." Orpheus.Rivista di Umanità Classica e Cristiana no. 10:58-79.

  12. Centrone, Bruno. 1987. "Alcune osservazioni sui Placita di Platone in Diogene Laerzio III, 67-80." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 8:105-118.

  13. ———. 1992. "L'VIII libro delle 'Vite' di Diogene Laerzio." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 6. Teilband: Philosophie (Doxographica [Forts.]), edited by Haase, Wolfgang, 4183-4217. Berlin: Walter de Gruyter.

    "L’VIII libro di Diogene Laerzio e dedicato a Pitagora, capostipite del ramo italico della filosofia e primo a chiamarsi filosofo e a usare il termine philosophia (1), nonché ai pitagorici famosi; di questi solo Telauge, figlio di Pitagora, figura nel proemio, ma non ha una vita autonoma a lui dedicata. Il programma descritto nel § 50 e il bilancio tratto nel § 91 lasciano presumere che Diogene abbia condotto a termine il piano previsto e che dunque l’ottavo libro possa considerarsi ultimato (2): dopo aver trattato Pitagora, Diogene annuncia ( § 50) di voler trattare dei pitagorici più famosi, c subito dopo dei cosiddetti 'sporadici', poi di continuare la successione sino a Epicuro. Le scarne notizie fornite su Teano e Telauge nel corso della vita di Pitagora (§§ 42 -43) valgono ai suoi occhi come una trattazione esaurita; quanto egli dichiara al termine del libro (§ 91), di aver trattato i pitagorici più famosi, non contrasta pertanto con la concisione dei capitoli dedicati ad alcuni di questi (Epicarmo, lppaso, Alcmeone, Filolao) c può ritenersi definitivo."

    (1) Questa notizia compare nel Proemio delle 'Vite' (I 12), mentre nelI’VIII libro la medesima storia (Sosicrate-Eradide) è narrata senza la menzione del primato. Nel proemio (I 41) Pitagora figura tra i sette saggi. Su Pitagora inventore del termine cfr. W. Burkert, Platon oder Pythagoras? Zum Ursprung des Wortes 'Philosophie', Hermes 88, 1960, 159-177; H. Gottschalk, Heraclides of Pontus, Oxford 1980, stt. 23 - 36, con letteratura critica.

    (2) J. Mejer, Diogenes Laertius and his hellenistic Background (Hermes Einzelschriften 40), Wiesbaden 1978, 16 n. 31.

  14. Decleva Caizzi, Fernanda. 1992. "Il libro IX delle 'Vite dei filosofi' di Diogene Laerzio." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 6. Teilband: Philosophie (Doxographica [Forts.]), edited by Haase, Wolfgang, 4218-4240. Berlin: Walter de Gruyter.

    "Il libro IX di Diogene Laerzio contiene le Vite di Eraclito (1 — 17); Senofane (18-20); Parmenide (21-23); Melisso (24); Zenone (25 - 29); Leucippo (30-33); Democrito (34-49); Protagora (50-56); Diogene di Apollonia (57); Anassarco (58-60); Pirrone (61-108); Timone (109-116)." (p. 4218)

    (...)

    "Se il quadro generale può dirsi, a grandi linee, comune, la lista delle Vite contenute nel libro IX presenta alcune evidenti discrepanze sia rispetto alla successione italica riportata nel proemio, sia rispetto agli schemi che ritroviamo in altri autori.

    1) Diogene inserisce tra i Pitagorici e gli Eleati la Vita di Eraclito, che non entrava, tradizionalmente, in nessuna successione.

    2) Parallelamente, egli presenta una particolare classificazione, che riguarda non soltanto Eraclito, ma anche Senofane (οί οποράδην).

    3) In connessione con questo punto vengono segnalate alcune varianti nei rapporti tra filosofi rispetto alla successione tradizionale.

    4) Diogene di Apollonia appare inserito tra Protagora e Anassarco senza esplicita connessione con i filosofi della successione (in IX 57 si dice soltanto che secondo Antistene egli fu discepolo di Anassimene).

    5) I filosofi scettici (Pirrone e Timone), che non comparivano nella successione riportata nel proemio, occupano invece i §§61 — 116, cioè poco meno della metà dell'intero libro IX; inoltre, la successione scettica che conclude il libro (115-116) è la sola che si estende fino a tempi vicini a quelli di Diogene, con la menzione di Sesto e del suo discepolo Saturnino." (p. 4220, note omesse)

  15. Donzelli, Giuseppina. 1960. "Donzelli, I codici P Q W Co H I E Y Jb nella tradizione di Diogene Laerzlo." Studi italiani di filología classica no. 32:156-199.

  16. Dorandi, Tiziano. 1992. "Il quarto libro delle 'Vite' di Diogene Laerzio: l'Accademia da Speusippo a Clitomaco." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 5. Teilband: Philosophie (Einzelne Autoren, Doxographica), edited by Haase, Wolfgang, 3761-3792. Berlin: Walter de Gruyter.

    "Sebbene singoli 'Bioi' siano stati analiticamente studiati nella varietà dei loro problemi, in particolare quelli di Speusippo, Senocrate (Isnardi Parente / Tarán) e Arcesilao (Long), né sia stata trascurata una indagine sui rapporti di Diogene Laerzio con la 'Academicorum historia' di Filodemo (Gaiser, Gigante, Dorandi), manca, per il quarto libro, una trattazione complessiva unitaria. Tale non possono esser considerati infatti né la rapida rassegna del Leo, (11) né il profilo biografico di Antigono del Wilamowitz, (12) interessati entrambi a enucleare piuttosto la struttura, le fonti e la genesi formativa della compilazione diogeniana.

    Il presente contributo, che ricalca idealmente le pagine della mia Introduzione all'edizione della 'Academicorum historia' filodemea, (13) dedicate a Filodemo quale storico dell'Academia, si propone di colmare, almeno in parte, questa lacuna, ma anche di delineare e definire le caratteristiche salienti del contributo di Diogene Laerzio e porre così i presupposti essenziali di una progetta indagine complessiva sulla tradizione antica dell'Academia da Speusippo Antioco." (pp. 3762-3763)

  17. ———. 1992. "Considerazioni sull'index locupletior di Diogene Laerzio." Prometheus no. 18:121-126.

    "Tra le singolarità più notevoli del Codex Parisinus gr. 1759 (P) di Diogene Laerzio e dei suoi apografi - Cod. Laur. 69.35 (H), Marc. gr. 394 (Í), Vat. Palat. gr.182 (E), Angel. gr. 97 (olim C.2.1: Y) - (1) è, senza dubbio, da annoverare il così detto índex locupletior, un anonimo πίναξ κατά πρόσωπα dei personaggi le cui biografie erano narrate da Diogene nei dieci libri delle Vite dei filosofi integrato, dopo Crisippo (l. VII), dai nomi di ben venti stoici successivi dei quali non resta traccia alcuna nella stesura dell'opera quale pervenutaci.

    Nel capostipite codice Parigino, l'índex, copiato dalla prima mano, occupa il f. 1r-v oggi esremamente lacero e malconcio e di difficile letrura. Lo precede, sul verso del foglio di guardia (A), aggiuno in un secondo momento, un altro indice scritto da Janos Lascaris (2) che rispecchia il reale contenuto del manoscritto, privo cioè dei filosofi post-crisippei (3).

    L'index locupletior venne pubblicato, per la prima volta, dal Rose (4) estratto dal codice Laurenziano e riproposto, in una forma migliore, a partire dal codice Parigino, dal Manini (5) e nella Praefatio all'edizione basileense della Vita di Platone (6)." [Segue l'edizione critica del documento]

    (1) Per uno studio sulle relazioni tra questi manoscritti, tutti del sec. XV, e il codice Parigino (della fine del Xlll sec.), cfr. G. Donzelli, I codici P Q W Co H I E Y Jb nella tradizione di Diogene Laerzlo, *S.I.F.C." n.s. 32, 1960, 156-199 (d'ora innanzi Donzelli).

    Seguo le sigle adottate dalla studiosa: nell'edizione oxoniense, Diogenis Laertii Vitae philosophorum (Oxonii 1964), H. Long preferisce fare uso delle letterè minuscole.

    (2) Cfr. E. Martini, Analecta Laertiana, "Leipz. St." 19, 1899, 85 confermato dalla Donzelli 158 sg.

    (3) Il foglio A è scritto da due mani diverse dei secoli XV-XVI e contiene, sul recto, di mano del XV sec., l'epitaffio dell'Imperatore Basilio II il Bulgaroctono e due epitaffi per la morte di Giuliano l'Apostata e di un Bessarione. Notizie più dettagliate in Donzelli, p. 158.

    (4) V. Rose, Die Lücke im Diogenes Laërtius und der alte Übersetzer, "Hermes" 1, .1866., 367 -397 : 368 -37 2.

    (5) E. Martini, Analecta Laertiana [J. B. Hirschfeld, 1899] 85 sg.

    (6) Díogenís Laertii Vita Platonis rec. H. Breitenbach - F. Buddenhagen - A. Debrunner - F. Von der Muehll, Basel 1907, IV-VI.

  18. ———. 1995. "Estratti dal III libro di Diogene Laerzio in un codice di Vienna (Cod. phil. gr. 314)." Studi Classici e Orientali no. 43:63-72.

    La storia degli excerpta bizantini di Diogene Laerzio, indagata dal Biedl(1), si arricchisce di un ulteriore elemento: alcuni fogli délia prima parte (ff. lr-110v) del Cod. Vindob. phil. gr. 314 (Vi)(2) finita di copiare il 28 luglio 925 da un non meglio cono sciuto Ioannes γραμματικός(3)." (p. 63)

    (...)

    "Nelle pagine che seguono presento una trascrizione di Vi relativi a Diogene Laerzio accompagnata da una note di carattere esegetico-testuale intese a definire che può derivare dallo studio di questi estratti alla manoscritta e alla critica del testo del nostro autore. Si tratta, per lo più, di excerpta che riproducono alla lettera interi passi, anche se non mancano punti in cui l'anonimo excerptor ha preferito sunteggiare ο rimaneggiare a fini di 'chiarezza' e di sinteticità il testo originario. Da un attento esame appare evidente che Vi, nonostante la relativa antichità, è latore di una tradizione già stabilizzata, che non porta novità di rilievo rispetto alle varianti già attestate negli altri manoscritti delle Vite laerziane. (pp. 64-65, una nota omessa)

    (1) A. Biedl, Das grosse Exzerpt Φ. Zur Textgeschichte des Laertios Diogenes (Città del Vaticano 1955).

    (2) Wien, Ôsterreichische Nationalbibliothek.(...)

    (3) Su Joannes γραμματικός, cf. R. Barbour, Greek literary hands A.D. 400-(Oxford 1981), p. 27 (n° 98) e J. Whittaker, Arethas and the «Collection Philosophique», in: D. Halfinger-G. Prato (a cura di), Paleografia e codicologia greca, I (Alessandria 1991), pp. 513-521: 514 s.

  19. ———. 1996. "Studi sulla tradizione indiretta di Diogene Laerzio: la Ionia di Arsenio." In Hodoi dizesios: le vie della ricerca: studi in onore di Francesco Adorno, edited by Funghi, Maria Serena, 169-180. Firenze: Olschki.

  20. ———. 1998. "Qualche aspetto della Vita Theophrasti di Diogene Laerzio e il Liceo dopo Aristotele." In Theophrastus. Reappraising the sources, edited by Ophuijsen, Johannes van and Raalte, Marlein Van, 29-38. New Brunswick: Transaction Publishers.

    "Da una più attenta lettura del paragrafo di Diogene Laerzio dove si riferisce la legge contro i filosofi fatta votare da Sofocle di Sunio è stato dedotto che, prima di quella data, non era necessaria una approvazione dello Stato per aprire una scuola filosofica a Atene e tale situazione si ripropose, a partire dall'anno ·successivo, dopo l'intervento di Filone e il ripristino dello status quo ante. Appare inoltre indiscutibile il fatto che il Liceo ricevette uno statuto di vera e propria scuola a partire da Teofrasto; Aristotele non aveva pensato a Teofrasto come suo successore ufficiale nella direzione della scuola, ma piuttosto come a colui al quale affidare la continuità del suo insegnamento. Questo compito Teofrasto sente come quello basilare della comunità filosofica che aveva costituito a partire dall'eredità del maestro. Egli stesso, pur proprietario di un giardino suo proprio e di edifici, e fondatore, dal punto di vista giuridico, del Liceo come scuola istituzionalizzata, non nomina uno scolarca ufficiale come suo successore. Il fatto che Diogene Laerzio, per indicare la successione sia di Teofrasto a Aristotele sia di Stratone a Teofrasto, ricorra alla formula διεδέξατο τὴν σχολὴν, non può essere addotto come prova contraria: si tratta, infatti, di una formula ormai stereotipa e canonica nella lingua della letteratura delle diadochai." (p. 37, una nota omessa.)

  21. ———. 1999. "La versio latina antiqua di Diogene Laerzio e la sua recezione nel medioevo occidentale: Il Compendium moralium notabilium di Geremia di Montagnone e il Liber de vita et moribus philosophorum dello ps.-Burleo." Documenti e Studi sulla Tradizione Filosofica Medievale no. 10:371-396.

  22. ———. 2000. "Diogenes Laertius Vitae Philosophorum*." Phronesis no. 45:331-340.

    Recensione dell'edizione delle Vitae Philosophorum edita da Miroslav Marcovich (1999).

    Un'edizione modema delle Vite dei filosofi di Diogene Laerzio, fondata su una rinnovata collazione dei principali manoscritti e che tenga conto del contributo degli studi accumulatisi per piu secoli su quel testo, e un desideratum degli studi classici dopo il tentativo discutibile di H.S. Long (Oxonii 1964, 19662: <<Oxford Classical Texts>>). La recente pubblicazione dell'edizione di M. Marcovich (d'ora in avanti: M.) nella prestigiosa <<Bibliotheca Scriptorum Graecorum et Roma- norum Teubneriana>> rappresenta, senza alcun dubbio, un grande passo in avanti, ma non colma questa lacuna, se non in maniera parziale. Quale futurus editor delle Vite laerziane nella <<Collection des Universités de France>> (Belles Lettres), avrei dovuto rinunciare all'invito di rendere conto di questi due volumi al fine di evitare 1'accusa di avere mancato di imparzialita per un senso di malcelato malumore caratteristico di chi e stato battutto sul tempo. Non e tuttavia per il piacere malsano di mettere in evidenza errori o mancanze dell'edizione di M. che ho accettato l'offerta, ma per presentarla ai lettori con le sue caratteristiche, siano esse pregi o difetti, e per rendere pubblici alcuni almeno dei criteri che intendo applicare nella mia prossima edizione. Nelle pagine che seguono, per rispetto alla rivista che ospita questo contributo, evito di soffermarmi troppo su dettagli tecnici e di catalogare in lunghe e inutili liste le imprecisioni o gli errori, i punti di disaccordo, le presunte o vere anomalie dell'edizione di M. (segnalerò comunque qualche esempio per restare nel concreto) e mi concentro piuttosto su una analisi dei criteri ecdotici seguiti dallo studioso e sui risultati che dalla loro applicazione sono scaturiti nella concretezza della constitutio textus." (p. 331)

    * Diogenes Laertius Vitae Philosophorum. Vol. I: Libri 1-X edidit M. Marcovich, Stutgardiae et Lipsiae, In Aedibus B.G. Teubner 1999. L+826 p. - ISBN 3-519-01316- 9. Vol. II: Excerpta Byzantina, edidit M. Marcovich, Stutgardiae et Lipsiae, In Aedibus B.G. Teubner 1999. 346 p. - ISBN 3-519-01317-7. Come Appendice al vol. I (815- 826) è pubblicato lo Gnomologium Epicureum Vaticanum.

  23. ———. 2002. "Due note alla Vita di Arcesilao di Diogene Laerzio." Prometheus no. 28:52-56.

    "Tra i molti luoghi del quarto libro delle Vite dr Diogene Laerzio che presentano ancora difficoltà testuali o esegetiche, due.passi della Vita di Arcesilao (N 32 e 41) meritano di essere considerati con particolare attenzione. Prendo a fondamento il testo della recente edizione di Marcovich accompagnato da un apparato critico(1)

    Δια δέ το περί πάντων έπέχειν ουδέ βιβλίον τι, φασί, συνέγραψεν· οι δέ, δτι έφωράθη (Κράντορός) τινα διορθών, α φασιν οί μεν έκδοΰναι, οΐ δέ κατακαΰσαι."

    (...)

    "Dopo avere narrato che, alla morte di Cratete, Arcesilao aveva ottenuto la direzione dell'Accademia in seguito alla rinuncia di un ignoto Socratide, Diogene continua con la frase trascritta sopra. La fonte alla quale Diogene ha attinto queste informazioni e quella che segue immediatamente, relativa alla ammirazione di Arcesilao nei confronti di Platone di cui possedeva una copia delle opere, sono i Bioi di Antigono di Caristo. Lo dimostra il confronto con il passo parallelo della Storia della Accademia di Filodemo (PHerc. 1021, col. XVII 41-XVIII 40, p. 152-153 Dorandi = Antig. Car., fr. 18-20 Dorandi). Una differenza sostanziale distingue tuttavia Filodemo da Diogene Laerzio: Filodemo ha utilizzato i Bioi di Antigono di prima mano, mentre essi sono giunti a Diogene indirettamente, attraverso uno o più stadi intermedi. È un dato di fatto della massima importanza di cui non può non tenere conto I'editore di Diogene(2)." (p. 52)

    (1) Diogenes Laertius Vitae Philosophorum ed. M. Marcovich, Lipsiae 1999. (...)

    (2) Ho discusso i rapporti fra Diogene Laerzio e Antigono nell'introduzione alla mia edizione dei frammenti di Antigono di Caristo: T. Dorandi (a c. di), Antigone de Caryste. Fragments, Paris 1999, pp. XLIV-XLVIII e LIII-LXII.

  24. ———. 2002. "Tracce delle Vite dei filosofi di Diogene Laerzio nell'Epistolario di Fozio?" Göttinger Forum für Altertumswissenschaften no. 5:59-63.

    "Quello che, in conclusione, possiamo dire è che non ci sono elementi sufficienti per dimostrare che Fozio ebbe tra le mani un codice di Diogene Laerzio.

    Questo fatto non esclude tuttavia la presenza di un tale manoscritto a Bisanzio.

    Fozio non ebbe probabilmente accesso o non ebbe interesse a leggere le Vite laerziane. Esse vennero 'riscoperte' qualche decennio più tardi in altri milieux culturali, piuttosto orientati verso gli studi filosofici. Le tracce più antiche della presenza di un codice delle Vite nel mondo bizantino sono gli estratti del III libro (Vita di Platone) contenuti nei fogli 27r-29v del codice Vindob. phil. gr. 314, datato al 28 luglio 925.(15) é possibile risalire un pò più indietro se si considera che questo manoscritto è copia di un codice passato fra le mani del discepolo di Fozio, Areta di Cesarea (nato verso l'anno 850). La vera e propria 'rinascita' laerziana a Bisanzio comincia alla fine del sec. X, grazie ai redattori della Anthologia Graeca e della Suda.(16) Fozio è destinato a restare fuori da questa ìoperazione culturale'." (p. 63)

    (15) Pubblicati da T. Dorandi, Estratti dal III libro di Diogene Laerzio in un codice di Vienna (Cod. phil. gr. 314), SCO 43 (1993), pp. 63-72.

    (16) Cf. T. Dorandi, Diogene Laerzio a Bizanzio nel X secolo. Studi sulla tradizione indiretta delle Vite dei filosofi, di prossima pubblicazione nella BZ [Byzantinische Zeitschrift] 2003.

  25. ———. 2003. "Diogene Laerzio a Bisanzio nel X secolo. Studi sulla tradizione indiretta delle Vite dei filosofi." Byzantinische Zeitschrift no. 96:123-155.

  26. ———. 2007. "Diogene Laerzio fra Bisanzio e l'Italia Meridionale. La circolazione delle Vite dei filosofi tra la tarda antichità e l'età paleologa." Segno e Testo no. 5:99-172.

  27. ———. 2007. "I manoscritti di Diogene Laerzio: un catalogo sommario." Codices Manuscripti no. 62/63:45-61.

  28. ———. 2007. "Le Vite di Diogene Laerzio fra Bisanzio e l'Italia Meridionale. La circolazione delle Vite dei filosofi tra la tarda antichità e l'età paleologa." Segno e Testo no. 5:99-172.

  29. ———. 2008. "Ricerche sulla più antica tradizione delle Vite di Diogene Laerzio." Prometheus no. 34:193-216.

    Ristampato in T. Dorandi, Laertiana, pp. 49-124.

  30. ———. 2008. "Codici della Vita Platonis di Diogene Laerzio." Νέα ῾Ρώµη - Nea Rhome no. 5:323-331.

    Ristampato con modifiche in T. Dorandi, Laertiana.

  31. ———. 2008. "Altri codici con excerpta delle Vite di Diogene Laerzio." Göttinger Forum für Altertumswissenschaften no. 11:1-6.

    "In un articolo recente ho catalogato tutti i codices integri delle Vite dei filosofi di Diogene Laerzio a me noti e una scelta di manoscritti che conservano estratti con particolare attenzione alla cosiddetta tradizione degli Excerpta Vaticana.(1)

    Ulteriori ricerche, tenendo conto anche dei dati riuniti nel repertorio di Sinkewicz,(2) mi hanno consentito di ampliare la lista dei testimoni con estratti delle Vite.(3) Si tratta spesso di documenti nei quali la presenza di brani o pericopi testuali laerziane sono limitate a raccolte (più o meno ampie) di apoftegmi, a singole vite o a piccole antologie. La maggior parte di questi codici sono posteriori al XVI secolo; in un paio di casi, essi sono copiati su altri testimoni tuttora conservati. Nell’insieme, il loro contributo è senza rilevanza per la constitutio textus delle Vite. Li elenco, di seguito, per desiderio di completezza, ordinati secondo il criterio geografico della biblioteca di conservazione.

    Salvo rare eccezioni, segnalo solo il contenuto della sezione laerziana." (pp.1-2, una nota omessa)

    (1) T. Dorandi, I manoscritti di Diogene Laerzio: Un catalogo sommario, Codices Manuscripti 62/63 (2007), pp. 45-61 (citato come Catalogo).

    (2) R.E. Sinkewicz, Manuscript Listings for the Authors of Classical and Late Antiquity (Toronto: Pontifical Institute of Mediaeval Studies, 1990) VI, 49 p. + 6 microfiches. In diversi casi ho tacitamente corretto i dati raccolti dallo studioso.

  32. ———. 2009. Laertiana. Capitoli sulla tradizione manoscritta e sulla storia del testo delle Vite dei filosofi di Diogene Laerzio. Berlin: Walter de Gruyter.

    Sommario: Premessa XI-XIII; I. Dai codici alle edizioni delle Vite dei filosofi 1; II. Ricerche sulla più antica tradizione delle Vite dei filosofi 49; III. Lettori bizantini delle Vite dei filosofi ovvero del buon uso della tradizione 'indiretta' 125; IV. Verso uno stemma codicum dei più antichi testimoni 195; V. Le Vite dei filosofi tra Medioevo e Rinascimento latino 201; VI. Appendice. Peter von der Mühll editore di Diogene Laerzio 229; VII. Bibliografia 247; VIII. Indici 256-276.

    "Le sei sezioni che compongono questo volume, costituiscono altrettanti capitoli sulla tradizione manoscritta e sulla storia del testo delle Vite laerziane. Nel primo capitolo (Dai codici alle edizioni delle Vite dei filosofi) sono catalogati tutti i manoscritti che contengono l’insieme delle Vite o una scelta di libri o di estratti nonché le edizioni dell’opera dall’editio princeps Frobeniana (1533) a quella di M. Marcovich (1999). Il secondo capitolo (Ricerche sulla più antica tradizione delle Vite dei filosofi) si compone di una serie di studi sui principali manoscritti integri e sulla tradizione degli excerpta Vaticana; vi è discussa la questione dell’esistenza o meno di una tradizione italo-greca delle Vite e proposta una ricostruzione di Ω, il capostipite dei codices integri antiquiores, e di Χ, il modello tardo-antico da cui derivò tutta la tradizione medievale. L’ultima parte del capitolo è riservata alla vulgata e alla sua formazione, da collocare in un’epoca relativamente antica. Con il terzo capitolo (Lettori bizantini delle Vite dei filosofi, ovvero del buon uso della tradizione ‘indiretta’) intendo presentare una storia del testo delle Vite nel mondo bizantino attraverso uno studio delle testimonianze degli autori che le hanno lette e utilizzate, dalla fine dell’Antichità alla caduta di Costantinopoli, e oltre. Alla ricostruzione (per molti aspetti ancora incerta) delle vicende delle Vite prima della loro sistemazione nel perduto codice Χ e allo stemma dei testimoni più antichi è consacrato il capitolo quarto (Verso uno stemma codicum dei più antichi testimoni). Il capitolo quinto (Le Vite dei filosofi tra Medioevo e Rinascimento latino) indaga le due traduzioni latine delle Vite, quella (perduta) di Enrico Aristippo e quella (ancora conservata) di Ambrogio Traversari. L’Appendice (capitolo sesto) contiene una descrizione dell’inedito Nachlaß di Peter Von der Mühll, da me per la prima volta utilizzato nella sua integralità, per l’edizione delle Vite laerziane." (pp. XI-XII)

  33. ———. 2009. "Parmenide, Senofane e Anassimandro (Una nota a Diog. Laert. IX 21)." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 30:347-353.

    Abstract: "A new inspection of the B manuscript of Diogenes Laertius' Lives of Eminent Philosophers allows to restore the text of the beginning of Parmenides' Life (IX 21) in a way that corresponds with Diogenes', and also to eliminate an obvious syntactic difficulty."

  34. ———. 2010. "Diogene Laerzio, Epicuro e gli editori di Epicuro e di Diogene Laerzio." Eikasmos.Quaderni Bolognesi di Filologia Classica no. 21:273-301.

  35. ———. 2013. "Diogene Laerzio e la storia della filosofia antica: con qualche considerazione di un editore." In Aristotele e la storia, edited by Rossitto, Cristina, Coppola, Alessandra and Biasutti, Franco, 185-203. Padova: CLEUP.

  36. ———. 2013. "Diogene Laerzio e la tradizione catalogica: liste di libri nelle Vite e opinioni dei filosofi." Antiquorum Philosophia no. 7:107-126.

  37. ———. 2016. "Le ‹Divisiones quae vulgo dicuntur Aristoteleae›. Storia del testo e edizione delle Recensiones Marciana, Florentina e Leidensis." Studia Graeco-Arabica no. 6:1-58.

    Abstract: "This paper is devoted to the manuscript tradition of the Divisiones quae dicuntur Aristoteleae (DA), and in particular to two discoveries that shed new light on it. The collection of DA is transmitted in four different versions, that should be investigated and edited individually. The editor should also resist the temptation to reconstruct a imaginary Urtext. The focus of this study is on the three versions independent of the Recensio Laertiana (Diog. Laert. III 80-109): the Recensiones Marciana, Florentina and Leidensis. These versions are reconstructed on the basis of six Byzantine manuscripts dated between the 10th and the 15th/16th century. Then, the new edition of the Recensio Marciana and the editiones principes of the Recensiones Florentina, and Leidensis is presented."

  38. Garin, Eugenio. 2009. "La prima traduzione latina di Diogene Laerzio." Giornale della Filosofia Italiana no. 38:283-285.

  39. Giannantoni, Gabriele. 1986. "Socrate e i Socratici in Diogene Laerzio." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:183-216.

    "La biografia di Socrate scritta da Diogene Laerzio non ha goduto di grande fortuna presso gli studiosi di Socrate: per quanti sforzi si siano fatti, soprattutto dopo il fondamentale libro di Olof Gigon(1), per liberarsi dalle angustie della classica impostazione del “problema socratico”, che vedeva nel confronto, nella composizione o nella scelta, tra le fonti cosiddette canoniche (Platone, Senofonte e Aristotele) l’unico criterio metodico possibile per attingere il “vero” Socrate, si è ancora lontani da un’utilizzazione esauriente di tutto il materiale disponibile, che solo da una quindicina d’anni si è cominciato a raccogliere e a studiare direttamente(2). In sostanza si può dire che ci si è ormai abbastanza convinti a guardare con maggiore attenzione alle Nuvole di Aristofane (e agli altri accenni contenuti nelle sue commedie) e che, soprattutto, si è abbastanza convinti dell’opportunità di prendere in considerazione anche gli altri esiti del socratismo (Eschine, Euclide, Antistene, Aristippo, ecc.), pur se si è ancora a un livello di pura esigenza metodica. Ma ciò che, a tutt’oggi, manca è uno studio approfondito e sistematico della storia della fortuna di Socrate nell’antichità e quindi una ricostruzione esauriente dei vari filoni dell’interpretazione filosofica e delle tradizioni biografiche, aneddotiche, apoftegmatiche ed erudite(3) , che poi, almeno parzialmente, confluiscono nell’opera di Diogene Laerzio." (p. 185)

    (1) Cfr. O. Gigon, Sokrates. Sein Bild in Dichtung und Geschichte, Bern 1947.

    (2) Cfr. J. Ferguson, Socrates. A Source Book, London 1970 e G. Giannatoni (a cura di), Socrate. Tutte le testimonianze da Aristofane e Senofonte ai Padri cristiani, Bari 1971. Entrambi i libri danno le fonti in traduzione.

    (3) Solo parzialmente colmano questa lacuna alcuni studi che riguardano l’epicureismo (cfr. la successiva nota 23) o determinate fasi della tradizione cinico-stoica (cfr. K. Doering, Exemplum Socratis. Studien zur Sokratesnachwirkung in der kynisch-stoischen Popularphilosophie in der frühen Kaiserzeit und in frühen Christentum, «Hermes», Einzelschr. XLII, Wiesbaden 1979); mancano invece studi adeguati per ciò che concerne lo stoicismo antico, l’Accademia di mezzo e la tradizione scettica, il platonismo medio e il neoplatonismo.

    (23) Tra gli studi più recenti su questo argomento mi limito a segnalare: Μ. T. Runia, The Epicurean Criticism of Socrates, «Phoenix», XXXIV (1980) pp. 55-68 e K. Kleve, Scurra Atticus. The Epicurean View of Socrates,

    nelle pp. 227-53 del primo volume di Συζήτησις. Studi sull’epicureismo greco e romano offerti a M. Gigante, Napoli 1983. Sulla testimonianza di Idomeneo cfr. A. Angeli, I frammenti di Idomeneo di Lampsaco, «Cronache Ercolanesi», 11 (1981) pp. 41-101 (specialmente pp. 56-61 e 92-3).

  40. Giannantoni , Gabriele. 1992. "Il secondo libro delle 'Vite' di Diogene Laerzio." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 5. Teilband: Philosophie (Einzelne Autoren, Doxographica), edited by Haase, Wolfgang, 3603-3618. Berlin: Walter de Gruyter.

    "La struttura del secondo libro delle 'Vite' di Diogene Laerzio è presto detta. Rifacendosi al criterio delle 'successioni' fissato nel 'Proemio', ribadito in questo stesso libro (II 19) e sul quale dovremo tornare, Diogene Laerzio inizia con il bios di Anassimandro (II 1 - 2), che - a rigore - se si prescinde dalla indicazione cronologica fornita sulla base di Apollodoro, non è un vero e proprio bios quanto piuttosto un compendio dossografico. Ad esso segue il bios di Anassimene (II 3 - 5), con la solita indicazione cronologica desunta da Apollodoro e quasi interamente occupato dal testo di due lettere - certamente non autentiche - di Anassimene a Pitagora. Inverosimile, per ragioni cronologiche, è la notizia, desunta da fonti anonime, di un suo discepolato presso Parmenide.

    A questi bioi seguono quelli di Anassagora (II 6 - 15) e di Archela (II 16 - 17); il seguito del libro è interamente occupato dai bioi di Socrate e dei Socratici, ad eccezione di Platone (trattato nel libro III) e di Antistene (trattato nel libro VI): su questa parte ci soffermeremo con particolare attenzione, dopo aver detto qualcosa sui bioi di Anassagora ed Archelao." (pp. 3603-3604)

  41. Gigante, Marcello. 1962. "Note laerziane." La Parola del Passato no. 17:371-381.

  42. ———. 1972. "Per una interpretazione di Diogene Laerzio." Rendiconti dell'Accademia di Archeologia Lettere e Belle Arti di Napoli no. 47:119-137.

    Ristampato come introdzione alla nuova edizione delle Vite dei filosofi, Bari: Laterza, 1983 (pp. I - CXVIII).

  43. ———. 1973. "Diogene Laerzio storico e cronista dei filosofi antichi." Atene e Roma no. 18:105-132.

  44. ———. 1984. "Gli studi di Nietzsche su Diogene Laerzio." Rendiconti dell'Accademia di Archeologia Lettere e Belle Arti di Napoli no. 59:67-78.

  45. ———. 1986. "Biografia e dossografia in Diogene Laerzio." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:7-102.

    "Come l’intera opera, così ogni βίος è stato concepito da Diogene quale contributo alla conoscenza di un passato ormai classico, che ha chiuso il suo ciclo di vita, ma non ha esaurito la sua vitalità: da tempo la polis era morta, sopravvivevano le individualità. La biografia laerziana non è in questo dissimile da altre biografìe politiche o letterarie: è il regno dell’individuo. E tuttavia l’individuo è creatore di storia dentro la storia, portatore di pensieri o idee e anche di fatti che non sono per lo più meri eventi privati, ma segnali di una cultura e di un’epoca.

    Così la filosofia nei βίοι che permangono, se sono storia, una storia “esterna” e non “concettuale”(129), appartiene ad un patrimonio di sapienza anche popolare o al sistema di una scuola, ma non cessa mai di essere espressione di libertà interiore. E la doxa che accompagna quando è possibile il bios e gli è subordinata — almeno dell’impostazione fondamentale — assume anche la forma di una chreia, di una massima, di un apophthegma e Diogene non esercita generalmente un criterio di valutazione: nella leale registrazione del βίος e della doxa Diogene espone, non giudica. La doxa si configura non solo come filosofia, ma come cultura, letteratura, poesia, arte, politica, in una varietà di forme di espressione dello spirito che si colloca nella forma di un βίος, in un kefalaion, o in una serie di kefalaia: l’interazione fra biografia e filosofia è perciò mutevole e duttile. Una biografia fondata sulle testimonianze di pensiero o di vita tratte dall’opera scritta di colui di cui viene scritta la vita è necessariamente diversa dalla biografia di un filosofo che nulla ha scritto o la cui opera sia rimasta inaccessibile." (p. 97)

    (129) Cfr. M. Dal Pra, Storia e verità della filosofia, «Rivista critica di storia della filosofia», XXVI (1971) pp. 439-49.

  46. ———. 1988. "Ambrogio Traversari interprete di Diogene Laerzio." In Ambrogio Traversari nel VI centenario della nascita. Convegno internazionale di studi (Camaldoli-Firenze, 15-18 settembre 1986), edited by Garfagnini, Gian Carlo, 367-459. Firenze: Olschki.

  47. ———. 1994. "Diogene Laerzio." In Lo spazio letterario della Grecia antica Vol. I.3, edited by Canfora, Luciano and Lanza, Diego, 723-740. Roma: Salerno Editrice.

    "Diogene Laerzio non appartenne a una scuola filosofica, operò probabilmente a Roma prima di Plotino e Porfirio, dispose di una attrezzata biblioteca, fu biografo d' insaziabile curiosità, erudito infaticabile, lettore straordinario, ebbe forse a modello la Scuola di Aristotele non meno che il Museo di Alessandria. Certo una vena aristotelica o se si preferisce un aristotelismo come tendenza storiografica è sotteso piu o meno scopertamente alla sua opera, incompiuta e aperta.

    Nel Proemio la sua coscienza aristotelica si svela nel concepire la filosofia come creazione dei Greci, nel sottolineare il divario fra Greci e barbari, nella polemica con i sostenitori dell' origine barbarica della filosofia. La filosofia è perfetta creazione dei Greci, il suo nome è greco (1 5). Non omette d' esporre il filosofare orientale, ma prima di esporre la storia del pensiero greco ordinata in categorie, distinta in scuole (aipfoeiç), collocate in successioni (òiaòoxai) afferma (1 12) che Pitagora per primo usò il termine "filosofia" e per primo si chiamò "filosofo" : « piu anticamente si chiamava sapienza, e sapiente chi la professasse, ed eccellesse nell' estrema cura dell' anima; filosofo era colui che accoglie la sapienza ». (p. 732)

  48. ———. 2001. "Il bios laerziano di Epimenide." In Epimenide cretese, edited by Federico, Eduardo and Visconti, Amedeo, 7-24. Napoli: Luciano.

  49. Girardi, Luca. 2014. Praeparatio epicurea? Filosofia e dossografia in Diogene Laerzio. Saonara (Padova): Il Prato.

    Prefazione di Giuseppe Girgenti.

  50. Grignaschi, Mario. 1990. "Lo pseudo Walter Burley e il "Liber de vita et moribus philosophorum"." Medioevo no. 16:131-190.

  51. ———. 1990. "'Corrigenda et addenda' sulla questione dello ps. Burleo." Medioevo no. 16:325-352.

  52. Guida, Augusto. 2013. "L'origine dei termini filosofo e filosofia secondo il testo di Diogene Laerzio." Rheinisches Museum für Philologie no. 156:410-413.

    "Nel proemio alle sue Vite dei filosofi Diogene Laerzio, trattando dell'origine della filosofia, ricorda che, secondo quanto racconta Eraclide Pontico nell'opera Sulla donna esanime (fr. 87 Wehrli), Pitagora in un colloquio a Sicione con Leone tiranno di Sicione, ο di Fliunte, fu il primo a dare il nome alla filosofia e a chiamarsi filosofo, rifiutando l'appellativo di σοφός: φιλοσοφίαν δέ πρώτος ώνόμασε Πυθαγό ρας και εαυτόν φιλόσοφον, έν Σικυώνι διαλεγόμενος Λέοντι τω Σικυωνίων τυράν νφ η Φλιασίων, καθά φησιν Ηρακλείδης ό Ποντικός έν τγί Περί της απνου.(1) La notizia è confermata da altre fonti, in particolare da Cicerone, che nelle Tusculane (Heracl. Pont. fr. 88 Wehrli) riferisce distesamente il racconto eraclideo del dialogo avvenuto fra Pitagora e il tiranno, di cui Diogene sintetizza invece solo le conclusioni.(2) Diogene, per altro, motiva il rifiuto del titolo di σοφός in quanto pertinente esclusivamente a Dio: μηδένα... είναι σοφόν άνθρωπον άλλ' ή θεόν, secondo quanto concordemente tramandato dai manoscritti.! (p. 410)

    (1) Diog. Laert. 1,12. L'edizione di riferimento è quella teubneriana a cura di M. Marcovich, Stutgardiae et Lipsiae 1999. Quando l'articolo era in bozze è uscita la nuova edizione a cura di Tiziano Dorandi, Cambridge 2013 (vedi sotto, nota 9).

    2) L'esame più dettagliato e acuto delia notizia su Pitagora e le sue fonti è fornito da W. Burkert, Piaton oder Pythagoras? Zum Ursprung des Wortes 'Philosophie', Hermes 88, 1960, 159-177.

    (9) Faccio riferimento aile riflessioni metodologiche di T. Dorandi, Diogene Laerzio, Epicuro e gli editori di Epicuro e di Diogene Laerzio, Eikasmos 21, 2010, 273-301. Ringrazio il Dorandi, che ha letto questo articolo e concorda sulle sue conclusioni, di cui non ha potuto tener conto per la sua nuova edizione di Diogene, già licenziata per la stampa e or ora uscita (Cambridge 2013). Sono molto grato anche a R. Kassel per aver esaminato e discusso con la solita generosità e sollecitu dine una prima bozza di questo lavoro.

  53. Janácek, Karel. 1992. Indice delle Vite dei filosofi di Diogene Laerzio. Firenze: Olschki.

  54. Lapini, Walter. 2003. "Il Diogene Laerzio di Miroslav Marcovich." Méthexis:105-114.

    "Con questa edizione,(1) il compianto MirosJav Marcovich (= M.) ha reso grandi servizi alla tradizione di Diogene Laerzio: ha allargato Ja base documentaria, ha fatto ordine fra le molte e varie mani di scriba, ha studiato i testimoni disponibili con un'acribia ignota al suo predecessore oxoniense H. S. Long. Sotto questi aspetti la valutazione dell'opera non può che essere positiva, come anche è positiva, anzi preziosa, Ja scelta di rendicontare in apparato non solo tutte Je principali varianti tradite, ma anche, nei limiti dei possibile, tutte Je congetture, risparmiando al lettore formule frustranti come "alii aliter", "alii alia", ecc. Nelle righe che seguono, però, io cercherò di mettermi nei panni dell'utente, in particolare dell'utente non filologo; di conseguenza lascerò da parte valutazioni stemmatiche e codicologiche, ehe i futuri editori potranno esprimere con piu competenza di me, e giudicherò il lavoro di M. soprattutto dal punto di vista della sua affidabilità e fruibilità pratica per lo studioso di filosofia antica. E devo dire, da questo punto di vista, che J'edizione presenta numerosi difetti, che solo in parte possono essere attribuiti ala maneanza delle ultimae curae." (p. 105, note omesse)

    (1) Diogenes Laertius, edidit M. Mareovieh, Stutgardiae et Lipsiae, Teubner 1999,2 voll.: vol. I, Vitae philosophorum, pp. L + 826; vol. II, Excerpta Byzanlina et indices, pp. 346; accedit vol. III, Indices, confecit H. Gärtner, Monachii et Lipsiae, Saur 2002, pp. 183.

  55. ———. 2010. "Il prologo della Lettera a Erodoto di Epicuro: sul testo di Diog. Laert. X 35-7." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 31:331-343.

    "Prima di entrare nell'analisi di questi passi occorrerà ricordare la distinzione - fondamentale e mai abbastanza sottolineata - tra testo di Diogene Laerzio e testo di Epicuro; distinzione che è stata fatta oggetto anche recentemente di uno specifico studio di Tiziano Dorandi(3), e che può essere riassunta nel principio secondo cui l'editore epicureo è tenuto ad emendare tutti gli errori indistintamente, mentre l'editore di Diogene dovrà intervenire solo a valle dell'``originale'', lasciando tali e quali gli errori di primo livello(4), cioè quelli che si possono presumere insorti nel segmento di tradizione che va dall'autore citato all'autore che riporta la citazione. Un principio ovvio, ma tante volte violato, anche da parte dell'ultimo editore laerziano Miroslav Marcovich(5).

    Quanto a me, presenterò qui di seguito tre suggerimenti, nuovi il secondo e il terzo, già noto il primo. I primi due mi paiono necessari per il testo di Epicuro e solo possibili per il testo di Diogene; il terzo invece è probabilmente necessario per entrambi." (p. 334)

    (3) T. Dorandi, Diogene Laerzio, Epicuro e gli editori di Epicuro e di Diogene Laerzio, «Eikasmos», xxi (2010) pp. 273-301; ma vedasi anche Id., `Laertiana'. Capitoli sulla tradizione manoscritta e sulla storia del testo delle `Vite dei filosofi' di Diogene Laerzio, Berlin-New York 2009, pp. 45-6.

    (4) Per la terminologia cfr. R. Tosi, Studi sulla tradizione indiretta dei classici greci, Bologna 1988, p. 52.

    (5) La confusione tra i livelli di errore assume dimensioni sistemiche nell'edizione della Refutatio di Ippolito del 1986 (M. Marcovich (ed.), Hippolytus. Refutatio omnium haeresium, Berlin 1986).

  56. ———. 2011. "Note Laerziane (D. L. 1.12, 8.48, 10.2, 10.5, 10.7-9, 10.9, 10.11, 10.124, 10.140)." Sileno no. 37:207-217.

    "Presento qui sotto una serie di note testuali a Diogene Laerzio, facendo séguito a un altro mio contributo di identico titolo comparso nel 2009 su questa rivista1. Come in quel caso, così in questo non posso preliminarmente sottrarmi all’obbligo e al piacere di rivolgere un sincero ringraziamento all’amico Tiziano Dorandi(2), sia per aver letto e discusso con pazienza ed acribia le pagine che qui si pubblic no, sia per avermi permesso di visionare in anteprima, e di utilizzare, gli apparati della sua imminente edizione critica delle Vite dei Filosofi(3)." (p. 207)

    (1) W. Lapini, Note laerziane (D. L. 1.86, 3.102, 4.51, 5.41, 6.73), «Sileno» 35, 2009, 227-234.

    (2) Nonché a Jan Hessler, per i motivi che saranno detti sotto, n. 28.

    (3) Il testo (se non diversamente indicato) sarà invece quello di M. Marcovich, Diogenes Laertius, ed. M. M., Stutgardiae et Lipsiae 1999 (alle pagine e ai righi di questa edizione sono riferite le parentesi che accompagnano l’indicazione dei libri e dei capitoli).

    (28) J. E. Hessler, Ergebnisse der Arbeit am Kommentar zu Epikurs Brief an Me noi keus: Ep. Men. 124, in stampa su «Studi Classici e Orientali». Ringrazio l’autore per avermi permesso di visionare il suo articolo in anteprima. Molte di queste congetture erano state discusse anche da A. Barigazzi, Epicurea, «Hermes» 81, 1953, 145-162: 147-148 e 157-158.

  57. ———. 2015. L’Epistola a Erodoto e il Bios di Epicuro in Diogene Laerzio. Note testuali, esegetiche e metodologiche. Roma: Edizioni di Storia e Letteratura.

  58. Martinelli Tempesta, Stefano. 2014. "La nuova edizione di Diogene Laerzio." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico:157-189.

    Recensione di: Diogenes Laertius. Lives of Eminent Philosophers, Edited with Introduction by T. Dorandi (“Cambridge Classical Texts and Commentaries”, 50), Cambridge 2013.

    "L’edizione si compone delle seguenti parti: un’introduzione che presenta in sintesi, alle pp. 1-44, i risultati argomentati distesamente e con ricchissima documentazione nel già citato volume Laertiana, oltre a spiegare con molta chiarezza i principi metodologici su cui si fonda la constitutio textus (pp. 45-57); il testo critico delle Vite con tre serie di apparati (pp. 58-824); il Subsidium interpretationis, di cui si è detto; una prima appendice con i metri (esclusi i distici elegiaci) delle composizioni poetiche di Diogene che originariamente facevano parte della Pammetros (pp. 873-5); una seconda appendice con alcuni addenda e corrigenda al volume Laertiana (pp. 876-8); una terza con un additamentum contenente tredici congetture proposte per litteras da Walter Lapini (pp. 879-80); una bibliografia selettiva (pp. 881-94); un indice dei nomi largamente ispirato, come lo stesso Dorandi dichiara, a quello compilato da Hans Gärtner a complemento dell’edizione di Marcovich." (p. 160)

  59. Ramelli, Ilaria. 2004. "Diogene Laerzio e Clemente Alessandrino nel contesto di un dibattito culturale comune." Espacio, Tiempo y Forma no. 15:207-224.

    Sommario: "I! Presente articolo anaiizza i paralleiismi tra le Vitae Philosophorum di Diogene Laerzio e gli Stromata di Clemente Aessandrino e pone entrambi nel contesto di un dibattito cultúrale comune relativo alie origini della fllosofia."

  60. ———. 2004. "Diogene Laerzio e i cristiani: conoscenza e polemica con Taziano e con Clemente Alessandrino?" Espacio, Tiempo y Forma no. 15:27-41.

    Sommario: "Questo articolo studia le interrelazioni tra la Oratio ad Graecos di Taziano e le Vitae Philosophorum di Diogene Laerzio e cerca di delineare il dibattito —che interessò pagani e cristiani— al quale essi presero parte."

  61. Sottili, Agostino. 1984. "Il Laerzio latino e greco e altri autografi di Ambrogio Traversari." In Vestigia. Studi in onore di Giuseppe Billanovich, edited by Avesani, Rino, Ferrari, Mirella, Foffano, Tino, Frasso, Giuseppe and Sottili, Agostino, 699-745. Roma: Edizioni di Storia e Letteratura.

  62. Untersteiner, Mario. 1970. Posidonio nei Placita di Platone secondo Diogene Laerzio III. Brescia: Paideia..

German

  1. Anastassiou, Anargyros. 2018. "Fünf Bemerkungen zum Text des Diogenes Laertios." Philologus no. 162:360-365.

  2. Biedl, Artur. 1955. Das grosse Exzerpt Φ. Zur Textgeschichte des Laertios Diogenes. Roma: Città del Vaticano.

  3. Dührsen, Niels Christian. 1994. "Die Briefe der Sieben Weisen bei Diogenes Laertios. Möglichkeiten und Grenzen der Rekonstruktion eines verlorenen griechischen Briefromans." In Der griechische Briefroman: Gattungstypologie und Textanalyse, edited by Holzberg, Niklas and Merkle, Stefan. Tübingen: Gunter Narr.

  4. Gigante, Marcello. "Friedrich Nietzsche und Diogenes Laertius." In Centauren-Geburten. Wissenschaft, Kunst und Philosophie beim jungen Nietzsche, edited by Borsche, Tilman, Gerratana, Federico and Venturelli, Aldo, 3-16. Berlin: de Gruyter.

  5. ———. 1992. "Das zehnte Buch des Diogenes Laertios: Epikur und der Epikureismus." In Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. Teil II: Principat. Band 36: Philosophie, Wissenschaften, Technik. 6. Teilband: Philosophie (Doxographica [Forts.]), edited by Haase, Wolfgang, 4302-4307. Berlin: Walter de Gruyter.

  6. Gigon, Olof. 1960. "Das Prooemium des Diogenes Laertios. Struktur und Probleme." In Horizonte der Humanitas. Eine Freundesgabe für Walter Wili zu seinem 60. Geburtstag, edited by Luck, Georg, 37-64. Bern: Haupt.

  7. ———. 1986. "Das dritte Buch des Diogenes Laertios." Elenchos.Rivista di Studi sul Pensiero Antico no. 7:133-182.

  8. Grewing, Farouk F. 2015. "Hellenismos und virtutes dicendi in der stoischen Sprachphilosophie: Zu Diogenes Laertius 7,59 und Ps.-Plutarch, Hom. 16-26." In Translatio humanitatis. Festschrift zum 60. Geburtstag von Peter Riemer, edited by Kugelmeier, Christoph, 381-404. Sankt Ingbert: Röhrig Universitätsverlag.

  9. Howald, Ernst. 1917. "Handbücher als Quellen des Diogenes Laertius." Philologus no. 74:119-130.

  10. Janácek, Karel. 2008. Studien zu Sextus Empiricus, Diogenes Laertius und zur pyrrhonischen Skepsis. Berlin: Walter de Gruyter.

    Herausgegeben von Jan Janda und Filip Karfík.

  11. Kaiser, Christian. 2012. Das Leben der Anderen im Gemenge der Weisheitswege. Diogenes Laertios und der Diskurs um die philosophische Lebensform zwischen Spätantike und Früher Neuzeit. Berlin: De Gruyter.

  12. Kienle, Walter von. 1961. Die Berichte über die Sukzessionen der Philosophen in der hellenistischen und spätantiken Literatur, Freien Universität, Berlin.

  13. Lucarini, Carlo M. 2017. "Dorandis neue Ausgabe von Diogenes Laertios." Memosyne no. 70:689-717.

  14. Schorn, Stefan. 2018. "Studien zur hellenistischen Biographie und Historiographie." In. Berlin: De Gruyter.

    Kapitel 10: Jørgen Mejers Diogenes Laertius and His hellenistic Background nach 30 Jahren – einige Überlegungen, ss. 339-364.

  15. von Kienle, Walter. 1961. 'Die Berichte über die Sukzessionen der Philosophen in der hellenistischen und spatantiken Literatur. Berlin: Ernst-Reuter-Gesellschaft der Förderer und Freunde der Freien Universität.

Latin

  1. Bansch, Friedrich. 1868. Quaestionum De Diogenis Laertii Fontibus Initia. Königsberg: Gumbinnen.

  2. Egger, Victor. 1881. Disputationis De Fontibus Diogenis Laertii, Particulam De Successionibus Philosophorum. Burdigalae: G. Gounouilhou.

  3. Martini, Edgar. 1899. Analecta Laertiana. Leipzig: J. B. Hirschfeld.

  4. Plezia, Marian. 1951. "De Aristotelis Epistulis Observationes Criticae." Eos.Commentarii Societatis Philologae Polonorum no. 45:77-85.

    "Critique de la liste fournie par Diogène Laërce, dépendant vraisemblablement d'Hermippe, et des témoignages, notamment de celui du Pseudo-Démétrius, relatifs à une édition alexandrine des Épîtres, dué à Artémon. L'activité de ce dernier se place à la fin du IV siècle av. J.C."

Bibliography of the editions of the Greek text

Greek

  1. Diogenis Laertij De Vitis, Decretis & Responsis Celebrium Philosophorum Libri Decem, Nunc Primum Excusi. 1533. Basileae.

    First complete edition (Editio princeps) of the Greek text, edited and translated by Hyeronimus Frobenius and Nicolaus Episcopus.

    Three Vitae have been already printed:

    Aristotelis et Theophrasti Vitae in vol. II of the Aldine edition of Aristotle (Venetiis 1497);

    X enophontis Vita in the Aldine edition of the works of Xenophon (Venetiis 1525) reprinted in the Giuntina edition (Florentiae 1527).

  2. Laertii Diogenis De Vita Et Moribus Philosophorum, Libri X. 1566. Antverpiae: Christophori Plantini.

    Edited Ioannis Sambuci (Iános Zsámboky, 1531-1584).

  3. Diogenis Laertii De Vitis, Dogmatis & Apophthegmatis Eorum Qui in Philosophia Claruerunt, Libri X. 1570. Geneva.

    Edited with annotations and Latin translation by Henricus Stephanus.

  4. Diogenis Laertii De Vitis, Dogmatis & Apophthegmatis Clarorum Philosophorum Libri X. 1593. Geneva.

    Reprint of the edition by Henri Estienne (Henricus Stephanus, 1570) with annotations by Isaac Casaubon.

  5. Laertii Diogenis De Uitis, Dogmatis Et Apophthegmatis Eorum Qui in Philosophia Claruerunt, Libri X. 1594. Romae: Aloysium Zanettum.

    Edited with annotations by Tommaso Alodobrandini.

  6. Diogenes Laertius, De Vitis, Dogmatis Et Apophthegmatis Clarorum Philosophorum, Libri X. 1615. Geneva: Iacobum Stoer.

    Edited by Paul Estienne (son of Henri Estienne), with the notes by Isaac Casaubon.

  7. Laertii Diogenis De Vitis Dogmatis Et Apophthegmatis Eorum Qui in Philosophia Claruerunt; Libri X. 1664. Londinii: Octavanum Pulleyn.

    Reprint by John Pearson (1613-1686) of the Aldobrandinian edition of 1594 with Annotationes by Henri Estienne, Isaac and Méric Casaubon and Observationibus by Gilles Ménage (Aegidii Menagii, 1613-1692) that contains the first printed edition of an anonymous life of Aristotle (the so-called Vita Menagiana).

  8. Diogenis Laertii De Vitis, Dogmatibus Et Apophthegmatibus Clarorum Philosophorum Libri X. 1692. Amstelaeami: Henricus Wetstenium.

    Greek and Latin text by Marc Meibom, with annotations to I. and M. Casaubon, T. Aldobrandini in two volumes.

    The second volume contains: Aegidii Menagii in Diogenem Observationes auctiores [with the unedited Vita of Aristotle called Vita Menagiana] , ut et Joachimi Kühnii ad Diogenem Notas.

  9. Diogenis Laertii De Vitis, Dogmatibus Et Apophthegmatibus Clarorum Philosophorum Libri X. 1739. Curiae Regnitianae: Gotthard Ioannem Puttnerum.

    Greek and Latin edition By Paulo Daniele Longolio.

  10. Diogenis Laertii De Vitis, Dogmatis Et Apophthegmatis Clarorum Philosophorum Libri X. 1828. Lipsiae: Carolus Franciscus Koehlerus.

    Greeek and Latin edition in two volumes: I. (1828) edited by Heinrich Gustav Hübner; II. (1831) edited by Gottfried Hermann.

  11. Commentarii in Diogenem Laertium. Volumen Primum. 1830. Lipsiae und Londini: C. F. Kochler und Black, Young & Young.

    Edited by Heinrich Gustav Huebner, contains: Menagius, Aegidius, Notae atque Aegrdii Menagii observationes et emendationes in Diogenem Laertium. Addita est historia mulierum philosopharurn ab eodem Menagio scripta. Editionem ad exemplar wetstenianum expressam atque indicibus instructam curavit Henricus Gustavus Huebnerus lipsiensis.

  12. Commentarii in Diogenem Laertium. Volumen Secundum. 1833. Lipsiae: C. F. Kochler.

    Edited by Carl Iacobitz after the deat of Huebner; contains the reprint of the notes by Gilles Ménage with the Vita Menagiana (1692): Menagius, Aegidius, Notae atque Aegidii Menagii observationes et emendationes in Diogenem Laertium. Addita est historia mulierum philosopharum ab eodem Menagio scripta. Editionem ad exemplar wetstenianum exspressam atque indicibus instructam post Huebneri mortem absolvit Carolus lacobitz. Volumen Secundum.

  13. Diogenis Laertii De Vitis Philosophorum Libri X Cum Indice Rerum. 1833. Lipsiae: Charles Tauchnitz.

  14. Diogenis Laertii De Clarorum Philosophorum Vitis, Dogmatibus Et Apophthegmatibus Libri Decem. 1850. Pariisis: Firmin-Didot.

    Edited by Carel Gabriel Cobet.

    Reprinted 1862 and 1929.

  15. Diogenes, Laertius. 1925. Lives of Eminent Philosophers. Cambridge: Harvard University Press.

    Greek text facing an English translation by Robert Drew Hicks.

    Reprint with an introduction by Herbert Strainge Long, 1972.

  16. Diogenes, Laertii. 1964. Vitae Philosophorum. Oxford: Clarendon Press.

    Critical edition of the Greek text by Herbert Strainge Long.

  17. Diogenes, Laertius. 1999. Vitae Philosophorum. Stuttgart: B. G. Teubner.

    Critical edition by Miroslav Marcovich.

    Vol. I: Libri I - X; Vol. II: Excerpta Byzantina et indices; Vol III: Indices Hans Gärtner (2002).

  18. Diogenes, Laertius. 2013. Lives of Eminent Philosophers. Cambridge: Cambridge University Press.

    New critical edition by Tiziano Dorandi.

  19. Mühll, Peter von der. 1922. Epicuri Epistulae Tres Et Ratae Sententiae. Leipzig: Teubner.

  20. Knoepfler, Denis. 1991. La Vie De Ménédème D'érétrie De Diogène Laërce. Contribution À L'histoire Et À La Critique Du Texte Des Vies Des Philosophes. Basel: Reinhardt.

    Chapitre VII. Édition critique et traduction annotée (pp. 159-204).

  21. Laks, André. 1976. "Édition Critique Et Commentée De La Vie D'Epicure Dans Diogene Laerce (X, 1- 34)." In Études Sur L'épicurisme Antique, edited by Bollack, Jean and Laks, André, 1-118. Lille: Publications de l'Université de Lille.

  22. ———. 1983. Diogène D'Apollonie. La Dernière Cosmologie Présocratique. Lille: Presses Universitaires de Lille.

    Édition, traduction et commentaire des fragments et des témoignages. Présentation de Jean Bollack.

    Appéndice 4. Diogène Laërce, Vies des philosophes, IX, 57. Avec une note sur l'ordre des chapitres dans le livre IX des Vies.

Selected translations in Latin, English, Italian, French, and German

Latin

  1. Diogenes, Laertius. 1472. Laertii Diogenis Vitae Et Sententiae Eorum Qui in Philosophia Probati Fuerunt. Romae: Giorgo Lauer.

    Latin version by Ambrogio Traversari (1386-1439) between 1424 and 1433 (the first printed text of the Lives) edited by Elius Fanciscus Marchisius.

    Many reprints: Venice, 1475, 1490, 1493 and 1497; Brescia 1485, Bologna 1495 (Miroslav Flodr - Incunabula classicorum. Wiegendrucke der griechischen und römischen Literatur - Amsterdam, Hakkert, 1973, pp. 137-138).

  2. ———. 1475. Diogenes Laertius Vitae Et Sententiae Eorum Qui in Philosophia Probati Fuerunt. Venetia: Nicolaum Jenson.

    Translated by Ambrosio Camaldulensi [Ambrogio Traversari] from the recension by Bendetto Brognoli.

  3. ———. 1566. Laertii Diogenis De Vita Et Moribus Philosophorum, Libri Decem. Antwerpiae: Tirnaviensis Pannonii.

    Translated by Joannes Sambucus [János Zsámboky] (1531-1584).

English

  1. ———. 1925. Lives of Eminent Philosophers. Cambridge: Harvard University Press.

    Translated by R. D. Hicks with the Greek text facing.

    Reprint with an introduction by Herbert Strainge Long, 1972.

  2. Sollenberger, Michael George. 1984. Diogenes Laertius' Life of Theophrastus. A Critical Edition of the Text with a Translation and Commentary, Rutger University.

    Unpublished Ph.D thesis.

  3. Diogenes, Laertius. 1925. Lives of the Eminent Philosophers. New York: Oxford University Press.

    Translated by Pamela Mensch.

    Edited by James Miller.

    The translation is based on Tiziano Dorandi edition of the Greek text, published in 2013 by Cambridge University Press.

  4. ———. 2018. Lives of the Eminent Philosophers. An Edited Translation. Cambridge: Cambridge University Press

    Edited and translated by Stephen White.

    The translation is based on Tiziano Dorandi edition of the Greek text, published in 2013 by Cambridge University Press.

Italian

  1. Diogene, Laerzio. 1962. Vite Dei Filosofi. Bari: Laterza.

    Traduzione Italiana di Marcello Gigante; terza edizione riveduta 1987.

  2. ———. 2005. Vite E Dottrine Dei Più Celebri Filosofi. Milano: Bompiani.

    Traduzione Italiana con testo greco a fronte (edizione Marcovich) a cura di Giovanni Reale, con la collaborazione di Giuseppe Girgenti e Ilaria Ramelli.

  3. Epicuro. 2002. Epicurea, Nell'edizione Di Hermann Usener. Milano: Bompiani.

    Traduzione dell'edizione del 1887 di Ilaria Ramelli con testo greco a fronte.

    Contiene la Vita di Epicuro di Diogene Laerzio.

French

  1. Diogène, Laërce. 1999. Vies Et Doctrines Des Philosophes Illustres. Paris: LGF - Livre de Poche.

    Traduction française sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé. Introduction et notes de J.-F. Balaudé, L. Brisson, J. Brunschwig, R. Goulet, T. Dorandi, M.-O. Goulet-Cazé, M. Narcy, avec la collaboration de Michel Patillon.

  2. Delatte, Armand. 1922. La Vie De Pythagore De Diogène Laërce. Bruxelles: Lamertin.

    Édition critique avec introduction (pp. 5-100) et commentaire par Armand Delatte.

    Reprint New York, Arno Press, 1979 and Hildesheim, Georg Olms, 1988.

  3. Diogène, Laërce. 1996. Vie De Platon. Paris: Belles Lettres.

    Traduction, introduction et notes d' Alain Philippe Segonds.

  4. ———. 2006. Vies Et Doctrines Des Stoïciens. Paris: LGF.

    Traduction, introduction, notes de commentaire, bibliographie, index de Richard Goulet.

German

  1. Diogenes, Laertius. 1921. Leben Und Meinungen Berühmter Philosophen. Leipzig: Meiner.

    Übersetzung von Otto Apelt (neu herausgegeben sowie mit Vorwort Einleitung und neuen Anmerkungen zu Text & Übersetzung versehen von K. Reich (1967); 3. Auflage Hamburg, Meiner, 1998).

  2. ———. 1998. Leben Und Lehre Der Philosophen. Stuttgart: Reclam.

    Übersetzung von Fritz Jürß.

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Diogène Laërce, Vies, V 22-27